C’est cadeau: une boule de sapin très odorante dans le jardin d’une ministre normande ! Comme c’est bizarre…

« Je vous assure, cher cousin, que vous avez dit bizarre. Moi j’ai dit bizarre, comme c’est bizarre ! Qui ne se souvient pas de cette fameuse réplique de l’immortel duo formé de Michel Simon et Louis Jouvet dans un des plus célèbres classiques de l’histoire du cinéma d’avant-guerre, « Drôle de drame » signé d’un autre duo magique Carné-Prévert.

Là, comme par un pur (façon de parler) hasard, une nouvelle boule puante dans le sapin de Noël délivrée par le site Médiapart a atterri dans le bureau de la nouvelle ministre de la Santé par intérim, Agnès Firmin-Le Bodo, mais aussi élue havraise. A peine est-elle fraîchement installée dans ses nouvelles fonctions, le lendemain de sa nomination, que curieusement elle fait aujourd’hui les honneurs (si j’ose dire) du site dirigé par Edwy Plenel par qui arrive régulièrement le scandale. Parfois justifié. Surtout lorsqu’on peut épingler une éminence politique, surtout de droite mais pas toujours. C’est une spécialité de l’homme à la chemise bleue roi et la moustache toujours frétillante. Ce qui lui est reproché? Avoir bénéficié comme tant d’autres dans sa profession de pharmacienne de cadeaux dans la cadre de négociations strictement commerciales. En la circonstance offerts par la société Urgo, la reine des pansements. Une quarantaine de dossiers ont été ouverts pour la seule Normandie. L’enquête préliminaire ouverte en juin dernier concerne sur le territoire plusieurs milliers d’officines à qui il est reproché d’avoir profité à plus ou moins grande échelle de ces largesses des labos entre 2015 et 2020. Il faut dépasser semble-t-il le seuil des 1000 euros de gratification diverses et variées pour être inquiété. La seule société Urgo a été condamnée il y a quelques mois à une amende de 1.100.000 euros dont la moitié avec sursis.

Tout est bon, non pas dans le cochon, mais dans la chasse à l’homme ou dans le cas présent de la femme. Comme c’est étrange le site Médiapart, qui forcément possédait des « billes » comme on dit dans le jargon (le début de l’enquête préliminaire remontant à juin dernier) a attendu de façon opportune sa prise de grade pour lui offrir à son tour un gentil petit cadeau de bienvenue à la veille des fêtes de Noël. Un timing évidemment pas étranger non plus au contexte difficile que connaît le gouvernement.

La ministre qui a eu la courtoisie de répondre à un message, m’a aussitôt appelé pour me témoigner de sa « sérenité et totale détermination » et ce d’autant plus que cette affaire ne concerne absolument pas l’exercice de sa fonction ministérielle, mais bien celui de sa profession de pharmacienne dans son officine située sur les hauteurs de la ville portuaire. Et ce dans le cadre légal de négociations commerciales.

Une ville qui comme par hasard (bizarre, vous avez dit bizarre) aussi se trouve gérée par un certain Edouard Philippe dont elle est proche. Elle lui avait succedé comme députée d’avant d’être promue ministre. L’occasion était trop belle pour tenter de s’offir un nouveau scalp et d’éclabousser par ricochet celui qui très probablement s’alignera sur la ligne de départ de la course présidentielle. Les Jeux olympiques du lancer de boules bien odorantes ne font que commencer ! Des billes on passe donc aux boules, et la hotte du Père Plenel en est bien pleine. On peut hélas faire confiance à cet islamo-gauchiste à l’autosuffisance toute aussi puante pour pimenter la vie politique nationale de coups tordus (pas toujours il faut le reconnaître) très orientés…

Ce poste important de ministre de la Santé est décidément maudit depuis deux ans puisqu’il a déjà « consommé » quatre titulaires ! Ça fait beaucoup trop.

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