Des chevaux à bout de souffle et d’autres en regain de forme !

La traditionnelle trêve des confiseurs surtout dans le domaine politique n’empêche pas certains de phosphorer. A l’approche d’un probable remaniement gouvernemental courant janvier. Le président Macron aime jouer avec les nerfs de ses ministres. Surtout ceux que l’on donne partants. Un vrai pari mutuel avec quelques « chevaux » à bout de souffle. Elle est longue la dernière ligne droite ! Et la cravache risque d’être ferme du côté de l’Élysée. Chacun y va de son petit pronostic dans les tribunes surtout pour le poste de Matignon. Elisabeth Borne n’a jamais été aussi proche de la mise hors piste. Elle aura probablement l’occasion de vapoter dans les rangs de l’hémicycle comme députée du Calvados (elle retrouvera son siège) et non plus sur les rangs des ministres. Quelques éminences actuelles élues ou réélues en juin 22 comme députées pourraient connaître le même destin. Retour à l’Assemblée nationale. La cocarde n’est plus la même!

Même si l’hypothèse Christophe Béchu semble à priori étonnante elle bruisse néanmoins dans les couloirs. Ses atouts: ceux d’avoir un parcours électoral particulièrement riche comme sénateur, président d’une collectivité territoriale et maire d’Angers. Il coche un certain nombre de cases même s’il n’a pas vraiment imprimé de ses sabots à son poste de ministre de l’Environnement. Politiquement ce n’est pas le plus mauvais cheval. Ce serait plutôt le contraire et ce d’autant plus que ce proche parmi les plus proches compte dans l’écurie Horizons du maire du Havre, Édouard Philippe. Et sa nomination, ce qui ne serait pas pour déplaire au chef de l’Etat, pourrait faire de l’ombre au « Doudou » havrais.

Ça pourrait aussi se jouer côté eurois avec deux favoris, l’un ministre des Armées, Sébastien Lecornu, bien vu par le couple présidentiel et l’autre issu de Bercy, Bruno Le Maire. Ce dernier part avec un handicap certain, celui d’être beaucoup moins bien vu par le maître du château peu enclin peut-être à lui confier les clés de la rue de Varenne. Reste que le casting pour Emmanuel Macron, vu la situation politique, ne déborde pas de noms. A tous les étages !Plusieurs ministres actuels classés à gauche ont toutes les chances de faire leurs cartons. Le Président n’a guère apprécié leurs manœuvres récentes…

Il ne fera pas lui partie de la future équipe gouvernementale mais sa cote semble vouloir monter à l’approche de la course pour l’Europe. Il est donné à ce jour à hauteur de 10 %. Soit quatre points de plus que son dernier score à la tête de la liste. Place publique-PS. Raphaël Glucksmann a réussi à se faire adouber pour juin prochain par l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand, Jacques Attali, l’ancien député européen vert, Dany Cohn Benoît passé chez Macron en 2017. Globalement il est même parvenu à s’attirer les bonnes grâces de nombre de dirigeants de l’ancienne famille PS éparpillée façon puzzle. Entre les pro Olivier Faure et ses opposants en interne , Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie et le numéro 2 du PS, le maire de Rouen. Et même l’ancien président François Hollande. C’est dire…si cette liste peut espérer renaître un peu et même arriver en tête des formations de gauche. Comme quoi en politique rien n’est jamais totalement impossible. Qui l’aurait imaginé après le désastre de la dernière présidentielle ?

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