Quel contraste saisissant dans l’actualité du jour d’hier ! D’un côté le drame humain subi par des centaines de familles cernées par les eaux dans le Pas-de-Calais et victimes d’une seconde inondation en moins de deux mois. Et de l’autre le grand déballage familial et médiatique autour de la propriété d’Alain Delon, à Douchy, dans le Loiret. Quelle journée de règlements de comptes, mes amis et amies ! Un psychodrame et suspense à coups de communiqués vengeurs pendant des heures. Une vraie partie de ping-pong entre un géant très diminué au crépuscule de son existence et une fratrie éparpillée façon puzzle. Plaintes contre plaintes. Entre une fille, Anouchka, favorite du « roi » et ses deux frères, Anthony et Alain-Fabien! Les mal-aimés du patriarche ? La dynastie des A.D bien mise à mal. Avec dans la mêlée les avocats des uns et des autres. Bonjour leur « réserve » respective. Quelle impudeur ! Avec de tels conseils…La transparence a ses limites lorsqu’elle touche l’intimité d’une famille et une icône, patrimoine national et même international. Qu’on lui foute la paix…à l’inoubliable monument du cinéma français dont la vie personnelle ne fut pas un long fleuve tranquille. Un écorché vif jamais vraiment heureux et vivant avec son passé. Et ses souvenirs d’une autre époque.
Le monde est laid et à entendre l’aîné des trois enfants Delon, cette guerre n’a pas pour origine la question de l’héritage de la star puisque « tout est déjà acté ». Et pas à l’avantage des deux fils: 50 % pour Anouchka et 25 % pour chacun des deux frères qui disposeraient de la part dite de réserve. Sauf que la fille aimée et protégée réside en Suisse, où elle entend que son père chéri et sous son influence (un doux euphémisme) finisse sa vie dans la confédération helvétique, où les droits de…succession ne sont pas tout à fait les mêmes qu’en France. Et la « suissesse » qui vit dans l’une des propriétés de papa aurait beaucoup, semble-t-il, plus à perdre ! En quelque sorte un problème de riches tellement éloigné des préoccupations majeures des français.
La star bénéficiant de la double nationalité voudrait lui rester avec tous ses fantômes, son cimetière de chiens, les photos de ses chères disparues, Romy et Mireille. Son univers. Un souhait partagé par ses deux fils. La mise sous tutelle judiciaire semble inéluctable. Le triste feuilleton après déjà un premier épisode bien scabreux en juillet dernier, où la femme de compagnie du fantôme (hélas) Harimi Rollin dut faire ses bagages et dégager du domaine de Douchy après de graves accusations portées contre elle. La coïncidence a voulu hier que les différentes plaintes déposées par le clan Delon, pour une fois unanime et aussi l’expulsée soient classées sans suite. Encore un épisode d’une série de rebondissements qui ne fait que commencer. Terrible…
Et pendant ce temps-là, un grand dégagement, qui doit beaucoup moins passionner nos compatriotes, couve aussi dans les palais de la République. Avec l’annonce également d’une prochaine expulsion, celle de « Babeth », chacun spéculant sur l’identité du successeur et des ministres susceptibles de faire leurs cartons. L’aile gauche du gouvernement pourrait être sérieusement touchée et subir une sacrée saignée après sa fronde liée au vote de la loi sur l’immigration. Il se murmure que la patron de Beauvau, serait sur le départ (ça use énormément ce poste régalien) sans quitter l’équipe gouvernementale. Reste que Emmanuel Macron ne peut pas a priori se séparer d’un de ses rares poids lourds. Alors quelle destination ? La Défense et les Armées…au cas où le locataire de l’Hôtel de Brienne, Sébastien Lecornu, se verrait promu à Matignon ? Rien n’est joué alors que les actions du premier des Macroniens, Richard Ferrand, éphémère ministre et ancien président de l’Assemblée nationale. Un tel choix serait politiquement une grande surprise! Pour ne pas dire plus.
On parle aussi dans les couloirs du possible retour au gouvernement de l’autre « bébé » Macron, Julien Denormandie qui s’installerait à…Bercy pour remplacer Bruno Le Maire, reçu à son tour ce vendredi à l’Elysée. Une sérieuse partie de bras de fer s’est engagée entre le Président qui tient absolument à ce que son « grand argentier » prenne la tête de liste aux Européennes. « Nono » fait de la résistance. Jusqu’à quand ? Il se dit aussi dans les milieux dits autorisés que celui qui tient les cordons de la bourse depuis six ans, un record, n’aurait pas le choix. Sinon c’est la porte et la perspective d’une nouvelle vie car lui n’est plus député et ne peut pas retourner sur les bancs de l’hémicycle. Contrairement à d’autres de ses petits camarades de l’actuel gouvernement plus près de la porte de sortie que de la promotion. On demande néanmoins vraiment à voir. Réponse très probable avant lundi.