Et si une seconde fois la mise hors touche de « Babeth » Borne était remise en question ? Pendant ce temps-là le docteur Macron continue à tout-và ses consultations dans son cabinet de médecin-chef. Les derniers en date étant les patrons de « Renaissance », du MoDEM et de « Horizons ». Pour le maire du Havre, la solution la meilleure resterait le maintien de l’actuelle cheffe du gouvernement à Matignon jusqu’au scrutin européen de juin. Le visiteur du soir et « faiseur de roi » « Lou » Bayrou, toutes proportions gardées, a lancé une petite fatwa sur le nom de Sébastien Lecornu, comme je m’en suis fait l’écho hier. Quant au troisième, Stéphane Séjourné, il se préoccupe peut-être davantage de son sort comme tête de liste de la liste « Renew » en juin prochain. Une appellation d’origine française ne serait-elle pas d’ailleurs au passage préférable ? Surtout après le Brexit anglais. C’est d’ailleurs la seule formation politique à ne pas avoir encore choisi sa locomotive. Ou son « tortillard » en raison de la faible notoriété de l’intéressé, le compagnon à la ville de son ministre de l’Education nationale, Gabriel Attal, l’homme qui monte, qui monte dans le camp de la Macronie.
Emmanuel Macron persiste et signe. D’où son insistance à pousser fortement son « grand argentier » Bruno Le Maire, à quitter Bercy et partir au combat pour Bruxelles. Ce que ce dernier a toujours refusé. Une promotion pour Matignon semble exclue à cette heure, le boss préférant un Premier ministre ayant davantage le profil d’un « collaborateur » jugé plus loyal n’ayant pas pour ligne d’horizon 2027, comme Julien Denormandie ou Sébastien Lecornu, les deux favoris.
Quid aussi du devenir de Gérald Darmanin, en poste depuis trois ans et demi à Beauvau. Il ne lui déplairerait pas de prendre quelque distance avec un ministère tellement chronophage et usant. Il a d’ailleurs consulté l’ancien Premier ministre, toujours lui. Edouard Philippe lui aurait répondu que ce départ serait évidemment un éloignement mais en aucune façon un effacement. Tout dépendra de la nature du parachutage. Un grand ministère social ? Le Quai d’Orsay ? où la titulaire du poste, Catherine Colonna, a fait l’objet de nombre de critiques pour sa discrétion ces derniers mois. Elle n’est pas d’ailleurs la seule sur la sellette. Sa collègue de la Culture, Rama Abdul Malak, peut envisager préparer ses cartons. Elle ne participera pas en février prochain à la cérémonie des Césars. Sa sortie sur l’affaire Depardieu n’a pas arrangé ses affaires avec son patron de l’Elysée, très fâché après sa prise de position tranchée sur l’acteur et surtout opposée à la sienne. Elle devrait « valser » sans « Gégé »…
Ce n’est évidemment pas une coïncidence si, à quelques heures du remaniement, le site « Mediapart » vient de balancer une nouvelle « boule bien puante » dans les pieds de Gérald Darmanin, qui, en 2017, serait intervenu avec son directeur de cabinet, alors qu’il était en poste aux Comptes publics, pour favoriser la transaction record (220 millions d’euros) du transfert de la « danseuse du Bolchoï » en version brésilienne du footballeur Neymar, du Barca au PSG. Le club qatari aurait ainsi bénéficié d’une exemption contraire à la jurisprudence des Comptes publics sur des taxes, qui à cette échelle, représentent quelques millions d’euros d’avantages. Le site d’Edwy Plenel priviligie ces tacles assassins destinés à ce que « l’arbitre » distribue des cartons jaunes et même rouges. A l’odeur du sang alléché, les investigations journalistiques se régalent…surtout en ces périodes propices, de se payer une tête couronnée et pas seulement en période d’Epiphanie !