Une très bonne nouvelle dans un premier temps ! Le chef de l’Etat a vu sa tâche sérieusement être allégée dans la constitution toujours très longue et éprouvante pour les intéressés sous l’ère Macron d’un nouveau gouvernement. Qui déjà devrait être resserré. Une belle promesse que l’on a entendue depuis quarante ans. Sans cesse annoncée et toujours abandonnée après une seconde liste pléthorique et ridicule de secrétaires d’Etat, toutes tendances politiques confondues.
Il ne reste donc plus qu’une trentaine de noms à sélectionner puisque l’un des membres de la future équipe a d’ores et déjà fait fuiter par ses collaborateurs sa certitude d’être maintenu à son poste. Un « j’y suis j’y reste » assez étonnant. Encore une grande première. Son entourage a bien fait le boulot dans le prolongement d’une déclaration du ministre de l’Intérieur, en visite hier matin dans les locaux de la DGSI, annonçant son désir de poursuivre sa tâche place Beauvau: « j’ai l’habitude d’aller jusqu’au bout ». Histoire d’envoyer au passage une petite pique à l’adresse du frais nominé à l’Hôtel de Matignon, Gabriel Attal, qui ne sera resté que six mois rue de Grenelle. Histoire de bien faire comprendre au nouveau chef du gouvernement qui était Raoul, pour reprendre les traits de Bernard Blier dans « Les tontons flingueurs ». Et des « tonteurs flingueurs » il n’en manque vraisemblement pas. On connait déjà les premiers rôles dans la famille de la majorité présidentielle même s’ils n’ont pas Volponi comme patronyme. A peine le chef du gouvernement était-il revenu de son bref premier déplacement dans le Pas-de-Calais au chevet des sinistrés des inondations du côté de Saint-Omer (c’est ce qu’on appelle patauger très rapidement ) que l’entourage de Gérald Darmanin informait l’une des chaînes d’infos de l’officialisation du maintien de l’ancien maire de Tourcoing, « coin-coin » comme premier des « flics » !
J’espère que l’exécutif n’avait pas de poisson au menu du premier repas de travail à l’Elysée consacré justement à l’architecture du casting. L’exécutif a dû apprécier ce « coup de force » et cette première arête. Qui sera le prochain vilain petit canard et non poulet en la circonstance à oser annoncer être sûr des rester dans l’équipe. Le grand argentier de Bercy, lui aussi, avait anticipé l’appel en se faisant l’écho de son désir de poursuivre sa mission, sans toutefois à aller jusqu’à faire le « Darmalin ». Reste que ces deux ministres, piliers essentiels, que l’on voit mal débarqués, n’ont pas le même poids que la plupart de leurs collègues et peuvent se permettre davantage. Leur pouvoir de nuisance à l’extérieur pourrait être plus dangereux que leur maintien à l’Intérieur et sur les quais de Seine! Encore qu’il ne faille pas trop tirer sur la corde et provoquer l’ire du patron et de leur jeune nouveau supérieur hiérarchique, qui pourrait très vite montrer son autorité.
Je ne conseillerai pas, bien modestement , aux futures possibles victimes du remaniement de faire une « Darmanin ». Ca ne marche pas à tous les coups. Je pense tout particulièrement aux « petits » frondeurs estampillés à l’aile gauche, dont les jours sont probablement comptés et d’autres qui, pour des raisons diverses, pas forcément liéés à la gouvernance de leur ministère risquent de passer à la trappe. Même s’ils ou elles n’ont pas démérité. L’intérim de leurs suppléants à l’Assemblée nationale, enfin pour ceux qui comme Elisabeth Borne, d’ici un mois, feront connaissance avec d’autres bancs dans l’hémicycle, approche à sa fin ! Leur très grande discrétion, pour ne pas dire plus, pour la plupart d’entre eux et elles, n’aura échappé à personne…Le rôle de remplaçant est forcément ingrat. Du nord au sud, en passant par l’est et l’ouest et même peut-être, allez savoir, par la Normandie et la Bretagne…