Gabriel a remplacé Martine…

C’est une nouvelle série à succès. Plus sérieuse néanmoins que « Plus belle la vie » en pleine Renaissance télévisuelle sur une chaîne du privé, même si là, en l’occurrence, il n’existe pas de guerre scolaire comme celle de la polémique feuilletonnée aussi de la nouvelle ministre de l’Education nationale. Ca doit d’ailleurs faire plaisir au président Macron, fan de la ville de Marseille et de son équipe de foot. De quoi rendre jaloux les supporters parisiens. En attendant depuis jeudi, a plaisanté l’un des membres de son pack gouvernemental, l’héroïne de l’album des « petites filles » « Martine » a remplacé Gabriel. Gabriel au commissariat, Gabriel au collège, Gabriel dans un hôpital, Gabriel sur le marché…A quand Gabriel à la criée aux poissons, sur un chalutier (ça déjà été fait par Marine) ou en visite sur un parc ostréicole. Surtout pas de blague: pas dans les couloirs du collège-lycée Stanislas à Paris. Ca pourrait être mal interprété. On se demande bien pourquoi.

Le Premier ministre n’entend pas arrêter son rythme soutenu de sorties hors les murs de Matignon. On ne va tout même pas lui reprocher son omniprésence sur le terrain. Il devra néanmoins effectuer une pause demain mardi pour laisser la vedette à son président en direct à la télé pour, entouré de ses ministres, répondre à un exercice dont il n’a pas vraiment abusé depuis six ans. Sous les ors de la salle des fêtes de l’Elysée. Pour seulement sa seconde conférence de presse depuis 2019, à la sortie de la crise des Gilets jaunes, à l’occasion du grand débat commencé dans l’Eure, mais cette fois-ci à une heure de grande écoute nocturne et non l’après-midi comme ses prédécesseurs. Des mémorables rendez-vous dont on se souvient encore, pour les plus anciens, au temps du noir et blanc avec le précurseur et grand (c’est le cas de le dire) maître de l’exercice, le général de Gaulle, son successeur Georges Pompidou, pas malhabile non plus avec notamment comme citation conclusive un poème de Paul Eluard, cher à un président pas encore affaibli par la maladie qui allait l’emporter en 1974. Et dans un registre beaucoup plus léger la réponse de « Sarko » à une journaliste sur l’état de sa liaison amoureuse avec celle qui allait devenir sa femme: « Avec Carla c’est du sérieux ». Comme on sait qu’avec Brigitte, c’est aussi du sérieux depuis beaucoup plus longtemps, il échappera très probablement à toute allusion personnelle. On le questionnera plus probablement davantage sur d’autres femmes de son gouvernement, répondant aux prénoms de Rachida, Catherine et surtout Amélie…encore en oral de rattrapage ce matin aux côtés de Gérald Darmanin, lors d’un déplacement encore à double commande. « Il faut clore ces attaques personnelles » a-t-elle déclaré. Les journalistes ne vont pas la lâcher ! Y a bon la ministre…

Le chef de l’Etat, outre les questions liées à actualité, y développera normalement sa vision des prochains mois, ce fameux cap de Bonne espérance politique promis à la fin de l’année dernière. Lors d’un format longue durée d’au moins deux heures (on peut lui faire confiance !) encore inédit à ce jour. Histoire de reprendre son destin en main après un début de second quinquennat pour le moins très compliqué. Il n’a pas intérêt à se louper devant ses compatriotes surtout à une semaine du discours de politique générale de Gabriel Attal le mardi suivant devant le parlement. On peut raisonnablement penser qu’on aura les noms d’ici là de la seconde partie de la liste du gouvernement.

Cette chronologie pourrait laisser des souvenirs datant de juillet 2017 où le plus jeune président élu de la V e République devant VGE avait tenu un discours au congrès réuni sous les ors de Versailles, coupant ainsi l’herbe sous le pied du parc royal à son Premier ministre, Edouard Philippe, deux jours seulement avant son discours de politique générale à l’Assemblée nationale. Ce qui à l’époque avait été interprété comme une « mauvaise manière » faite au nouveau locataire de Matignon ! Des mauvaises manières il y en tellement eu souvent entre un président tout puissant et son chef de gouvernement. L’histoire est riche en la matière…

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