Son Premier ministre, Gabriel Attal, s’était contenté de « chaperonner » ses deux nouvelles ministres de l’Education nationale et du Travail et de la Santé, lors de leurs premiers déplacements sur le terrain. Ce qui n’avait pas empêché toutefois Amélie Oudéa-Castéra d’effectuer une sortie de route glissante en remettant une grosse pièce dans la polémique qu’elle avait elle-même déclenchée. Comme quoi comme l’a titré à sa Une, le « volatile du mercredi le Canard « Grâce à sa ministre l’Education sera bientôt cotée en bourde! ». Sans rapporter très gros à l’intéressée.
L’ambiance était toute autre hier après-midi du côté de Clichy-sous-bois en Seine-Saint-Denis, où furent couronnés et même enterrés tant de nos souverains, où le « roi de France » Emmanuel Macron, a accompagné pour son plus grand plaisir sa nouvelle « favorite », Rachida Dati, brocardée comme la nouvelle « Dati Rachida » en référence cinématographique à la peu commode « Tatie Danielle ».
N’y voyez pas là la moindre allusion perfide ! Nous ne sommes plus au temps du roi Soleil et de ses successeurs, même si le duo visitait les Ateliers Médicis, un patronyme resté aussi célèbre dans l’histoire du Royaume de France ! Il était bien content de sortir notre bon souverain sur ses terres républicaines en présence aussi d’une autre majesté, Valérie Pécresse, présidente de la Région francilienne, en si bonne compagnie. Entouré de la nouvelle star de son gouvernement à qui d’ailleurs il n’a pas laissé, lors de ce déplacement, toute latitude de placer trop de mots. Comme quoi la disruptive Rachida peut aussi, en certaines circonstances, se taire et ne pas prendre toute la lumière. En toute sagesse et discipline. Elle a pourtant l’habitude de ne pas avoir sa langue (parfois de vipère) dans la poche…Mais là en la circonstance c’était motus et bouche cousue. Elle sait aussi s’effacer lorsque c’est nécessaire.
« Elle n’est pas là pour rester assise, mais bien pour agir pour la culture pour tous et partout » a-t-il notamment déclaré en s’affichant de très bonne humeur et heureux de son « coup » au côté de la nominée surprise du dernier casting gouvernemental en référence aux mauvaises raisons éventuelles de son arrivée rue de Valois (autre référence royale). Vous reprendrez bien un petit Bourbon…autre boisson royale. Comment peut-on imaginer le moindre instant que ce renfort surprise se soit opéré dans la plus grande des discrétions dans la perspective de l’engagement de la maire du VII e arrondissement en vue des municipales parisiennes de 2026 ? On est pas non plus obligé totalement de croire le président sur parole sur ce coup-là ! Oh, le menteur…
Le ton devrait être un peu différent et beaucoup plus solennel aujourd’hui dans le Cotentin, à l’arsenal de Cherbourg où le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, sera davantage au garde à vous lors des voeux du président de la République aux forces militaires de la nation. « Seb », faut-il le reconnaître, lourdeur de la charge oblige, est un peu moins « glamour » et souriant que sa nouvelle collègue Rachida, à qui les observateurs politiques avaient prêté des ambitions plus régaliennes telles que la place Beauvau à l’Intérieur ou l’Hôtel de Brienne, pour l’extérieur et les Armées.
Je rassure ses nombreux supporters dans le département de l’Eure et tout particulièrement ceux de sa bonne ville de Vernon, autrefois connue également pour sa garnison, le chef de l’Etat ne lancera pas ce jour le missile Lecornu comme candidat tête de liste aux municipales de Cherbourg-Octeville, une terre de gauche comme Paris mais en plus modeste en dépit du pouvoir attractif de sa cité de la Mer, en 2026.
J’ai connu en d’autres temps très lointains…d’autres vedettes fuyantes (israéliennes) aussi très connues mais dans un genre différent que les parapluies, pendant la fin de règne du général de Gaulle où furent baptisés le premier sous-marin nucléaire le « Redoutable », puis son petit frère quelques années plus tard, le « Terrible », suivi du « Foudroyant ». Une trilogie vraiment effrayante…mais tellement dissuasive !