Le monde de la pêche à son tour en ébullition et une dose d’humour pharmaceutique !

Il ne manquait plus que ça: après la grogne des agriculteurs: celle de leurs confrères de la mer. Le monde maritime est également en ébullition avec la contrainte à partir d’aujourd’hui lundi pour plus de 500 équipages et ce pour une période d’un mois, jusqu’au 22 février, pêchant dans le golfe de Gasgogne. C’est à quai que tous ces bateaux de plus de 8 mètres se retrouvent donc pour quatre longues semaines d’immobilisation. Et ce pour une noble cause certes: la préservation d’une espèce animale chère à nos coeurs: les dauphins. Mais n’y avait-il pas d’autre solution que d’arriver à cette extrémité radicale ?

Plusieurs ONG ont effet saisi le Conseil d’Etat en raison de la destruction jugée massive de l’espèce, qui selon elles, perdrait chaque année environ 9.000 dauphins sur les côtes de l’Atlantique qui, pour des raisons accidentelles, finissent dans des filets de pêche. Beaucoup de ces cétacés ont pris pour habitude de suivre des bancs de poissons, notamment de sardines et finissent piégés dans ces nasses mortelles. Au plus grand désarroi aussi des professionnels de la mer qui pourtant depuis des années ont investi en matériels toujours plus coûteux en sonars notamment pour éloigner de leurs étraves les gentils dauphins. Ce qui fait dire à nombre de professionnels qu’il aurait été plus judicieux de dépenser de l’argent que les indemnisations promises mais forcément jugées insuffisantes, pour trouver des solutions pérennes pour mieux comprendre et protéger les cétacés.

Mais une fois encore en France on préfère les mesures drastiques et pénalisantes avec un manque à gagner pour les armements estimé à 60 millons d’euros pour l’ensemble de la flotte sur la zone concernée par l’interdiction. Déjà que le monde de la pêche dans tant de ports du littoral français vit dans l’ensemble très mal avec des crises successives: le Covid, le Brexit, la hausse du prix du gasoil, la succession de tempêtes…De quoi avaler des tas d’arêtes pour les malheureux privés de leur outil de travail. Une perte de chiffre d’affaires qui bien sûr s’étend à toute la filière pêche et pas seulement aux marins et aux patrons-pêcheurs furieux d’une telle décision. Les organisations écologistes sont elles aussi en colère car elles auraient aimé que cette interdiction se prolonge davantage dans le temps ! « Elles veulent notre mort » s’indignent de leur côté les organisations professionnelles. Vent debout contre cette nouvelle tempête qui s’abat sur une profession parmi les plus difficiles qui soit…et bien souvent sous la ligne de flottaison en terme financier !

Débarquée aussi, mais pour d’autres raisons, et dans un autre port, normand celui-là, au Havre, l’éphémère ministre de la Santé, Agnès Firmin-Le Bodo, a repris place dans son officine pharmaceutique sur les hauteurs de la Porte Océane avant de retrouver comme plusieurs de ses anciens collègues du gouvernement recalés, d’autres bancs, ceux de l’Assemblée nationale. Elle vient samedi de déposer une plainte pour la pose nocturne d’une affichette qui n’a rien d’électorale et pas davantage liée aux horaires d’ouverture et des tours de garde sur la vitrine de sa pharmacie, avec un libellé quelque peu curieux: « Firmin le Bodo, état macroniste, projet autoroutier, laboratoires Pierre Fabre, la MafiA69, carnavalisons-là ». Un décodeur en cadeau ne serait pas de trop. Un mélange des genres et surtout géographique qui a incité l’élue havraise, vaccinée après toutes les attaques dont elle a été l’objet depuis plusieurs années, à faire preuve d’une bonne…dose d’humour: « Aux petits plaisantins qui ont décoré ma pharmacie, je suis disponible pour des cours de géographie ». En référence bien sûr à la localisation dans le sud-ouest du groupe pharmaceutique Pierre-Fabre, entre Toulouse et Castres, au pays du rugby et du cassoulet, et d’un projet autoroutier polémique pas vraiment prévu pour remonter jusqu’en Normandie ! Enfin à ma connaissance…

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