Ca traîne, ça traine…Le suspense insoutenable devrait néanmoins s’achever au début de la semaine prochaine avec l’annonce de la composition de la liste de l’équipe gouvernementale d’une quinzaine de ministres délégués et secrétaires d’Etat. Une bonne dizaine de sortants devraient être reconduits dont les équipiers de Bercy que Bruno Le maire souhaiterait conserver sur les bords de Seine. Ca ne laisse guère de places donc pour les entrants. On parle dans les couloirs de l’arrivée d’un des représentants historiques de la Macronie, estampillé à l’aile gauche et très remuant contestataire, Sacha Houllié, président de la commission des Lois. Dommage encore pour le député de Poissy, Karl Olive, bien parti pour rester encore sur la touche. On prête en effet curieusement au député de la Vienne le portefeuille des Sports et des Jeux olympiques en soutien (elle en a bien besoin) à Amélie Oudéa-Castéra. Voilà un « couple » détonnant en perspective. Rameront-ils le cas échéant dans la même direction ? A moins que cette dernière ne conserve que les Sports et soit exfiltrée de l’Education nationale. Son dernier exploit en date: celui d’avoir perdu sur le chemin privé de l’école son recteur de l’académie de Paris, l’un des plus hauts cadres de l’Education nationale. Christophe Kerrero démissionnaire avec un certains fracas du poste prestigieux qu’il occupait depuis trois ans. Il est parti vendredi sur fond de désaccord avec sa nouvelle ministre. Après le choix de celle-ci d’un moratoire sur une partie de sa réforme des classes prépas destinée à introduire davantage de mixité sociale ! Il n’a pas aimé la plaisanterie. La calice jusqu’à la lie pour AOC dont le seul avocat pourrait se limiter et c’est déjà pas mal il est vrai, à Emmanuel Macron, qui en aurait « soupé » du tribunal médiatique orchestré depuis son arrivée rue de Grenelle. Le chef d’Etat déteste qu’on essaie de lui tordre le bras.
Autres gros dossiers urgents à régler: l’identité des éminences gouvernementales chargées du Logement, de la Santé et des Transports toujours privés depuis trois semaines de titulaires. Le temps presse. Alors que les deux alliés de Renaissance, le MoDEM et « Horizons » crient misère et famine. Ils n’ont pour l’instant chacun qu’un seul ministre. Leurs leaders, François Bayrou (qui sera fixé demain lundi sur son sort judiciaire) et Edouard Philippe devraient récupérer trois postes avec une difficulté supplémentaire pour le duo, respecter la parité. Le maire de Pau devant chercher une remplaçante au ministre éphémère des Outre-mer, Philippe Vigier, qui doit visiblement ne pas apprécier les décalages horaires et les déplacements lointains en avion et le second une autre femme pour remplacer son ancienne suppléante à l’Assemblée nationale, Agnès Firmin Le Bodo, plombée non pas sur son boulot ministériel accompli mais par son affaire de cadeaux reçus d’un laboratoratoire pharmaceutique (à l’image de milliers de ses collègues sur l’ensemble du territoire) alors qu’elle dirigeait son officine sur les hauteurs de la Porte océane.
Le maire du Havre plaiderait, semble-t-il, pour l’arrivée et la promotion de Naïma Moutchou, l’une de ses proches chez « Horizons », députée du Val-d’Oise depuis 2017, une élue critique sur la dernière loi immigration ! Qui serait ainsi récompensée ( ?) comme son possible futur coéquiper Sacha Houllié…Bizarre.
Plus docile, l’ancienne républicaine et maire de Fécamp, Marie-Agnès Poussier-Winsback, toujours proche, me semble-t-il, de Bruno Le Maire, pourrait, pourquoi pas, être une option. Vive le littoral normand, ses falaises et la…bénédictine, spécialité de l’ancienne cité des Terres-Neuvas…avec, à un degré moindre (aucun lien avec la liqueur normande) Saint-Malo ou plutôt l’un des plus beaux villages de France de la Côte d’Emeraude, Saint-Sulliac, sur les bords de la Rance !