On vit vraiment une époque formidable !

« Travail, famille, patrie » voilà un très vieux slogan du régime pétainiste recyclé et remis à la mode par un ancien « haut dignitaire » des Républicains passé chez Reconquête et « Rico » Zemmour à la dernière présidentielle. L’ancien député LR du Loir-et-Cher renvoyé à ses chères études lors des dernières législatives, Guillaume Peltier, a fait fort ces dernières heures en se prenant à quelques personnalités un peu connues de nos compatriotes, Emmanuel Macron, Gabriel Attal et c’est un pur hasard, ses deux opposants têtes de listes aux Européennes de juin prochain, François-Xavier Bellamy (LR) et Jordan Bardella (RN) coupables de non-paternité. Ils n’ont pas d’enfant donc ils ne comprennent rien à la politique. Et ne sont que des mauvais. Contrairement à sa cheffe de file, une autre Maréchal, en l’occurrence Marion, qui, elle est bien mère de deux fillettes en dépit de son jeune âge. Un véritable atout pour réussir. Vive le réarmement démographique ! C’est le degré zéro de la politique ou comment utiliser comme argument politique de bas étage la vie privée de ses adversaires. Et le fait d’être père ou pas! Bruno Le maire et Edouard Philippe, heureux pères de famille nombreuse et géniteurs, pour ne citer que deux grosses têtes d’affiche, cochent eux heureusement toutes les cases. Ouf. Cette sortie nauséabonde teintée possiblement de certaines connotations qui plus est à l’adresse de certains, n’honore pas vraiment l’intéressé placé en seconde position derrière la nièce rebelle de Marine Le Pen à ce scrutin estival.

Il est lui bon père de famille et donc peut sans souci assouvir des ambitions présidentielles. Il s’agit du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand qui, à grand renfort de sorties médiatiques ce week-end, a annoncé ses intentions de briguer les suffrages des électeurs et électrices de la nation en 2027 ! Voilà un heureux événement à l’accouchement très différé. Mais sans passer cette fois-ci par une hypothétique primaire LR, où il s’est étalé sur les grandes largeurs la dernière fois. Un parti dans lequel il a toujours un pied dedans et un pied dehors…et se montre plutôt favorable au vote d’une motion de censure avec la gauche pour faire chuter le gouvernement et un exécutif qu’il déteste. Quel équilibriste ce ch’ti Xavier qui visiblement poursuit ses rêves chimériques de croire toujours à sa destinée élyséenne. Où il ne ferait, bien sûr, que diviser dangereusement la droite et faciliter un duel entre les deux extrêmes. Le cauchemar le plus total. Et notamment pour les candidats putatifs, Edouard Philippe, Gabriel Attal et consorts. Et pendant ce temps-là son rival de toujours à droite avec qui il partage tant d’affinités, son collègue président régional de Rhône-Alpes-Auvergne, Laurent Wauquiez, tel un volcan toujours éteint, a choisi un silence de plus en plus pesant et de moins en moins compris par les amis qui lui restent ! Même que l’autre « Rico » de la politique, Ciotti, s’inquiète sérieusement de la situation. Il serait temps que la marmotte lyonnaise sorte de son profond coma, si elle veut toujours jouer un rôle de première importance. Il paraît que les lentilles vertes de son pays d’élection, le Puy-en-Velay, ne seraient pas de trop pour lui redonner quelque énergie ! La verveine locale ne constitue pas plus un remède de cheval pour le sortir de sa léthargie. Surtout que les enquêtes d’opinion lui sont très défavorables les unes après les autres. Si ça continue il va faire une concurrence déloyale au score misérable et réel lui dans les urnes de « Notre-Drame de Paris » Anne Hidalgo, qui organisait hier dimanche une votation essentielle (moins de 6 % de votants) pour multiplier par trois les tarifs de stationnement des SUV dans la capitale ! A quand le retour des voitures à cheval ? Ca aurait de la gueule. Fouette cocher… Et la becs de gaz sur les trottoirs parisiens. Vive la « Belle Epoque » ! Ce serait de circonstance pour faire remonter la consommation de gaz en décroissance. Et qui de fait est pénalisante car les consommateurs respectueux pour cause d’économies sont moins nombreux. Les marchés internationaux de cette énergie sont à la baisse mais l’entretien coûteux des tuyaux repose désormais sur moins d’usagers. Donc il faudra passer à la caisse au moins d’août prochain après les 10 % de hausse des prix de l’électricité effective ce mois-ci. On vit vraiment une époque formidable !

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