Tous coupables. Dirigeants comme personnels cheminots avec une prime tout de même supplémentaire pour les derniers. Ils les réclament tant et toujours. C’est cadeau…en ce lendemain de la Saint-Valentin.
Heureusement néanmoins que ceux qui ont été privés de neige sur les pistes dans les stations de basse altitude ne le seront pas au niveau de leurs trains de retour vers leurs domiciles. Mieux vaudra en effet partir en direction ou repartir des régions des Alpes et des Pyrénées qui ont été priorisées (ce qui en soi n’est pas un scandale intolérable même si d’un autre côté certains crieront au privilège des skieurs ) qu’en Bretagne notamment où les trains vont se faire très rares. Et où les usagers de la SNCF vont encore en avoir ras la casquette. On a même entendu plusieurs victimes, dont une finistérienne de cette grève ironiser: «il faut bien que les enfants des contrôleurs puissent partir ou revenir de leurs vacances à la neige ». Le vieux slogan du réseau « C’est possible avec la SNCF » reste toujours d’actualité. Celle de subir ces successions de perturbations de moins en moins populaires auprès du public. Et évidemment pas davantage du gouvernement. En témoigne l’intervention courroucée du chef du gouvernement. C’est beau d’être croyant et d’émettre des vœux pieux !
« La grève obligatoire pendant les vacances, c’est non. Si la grève est un droit, travailler est aussi un devoir » a commenté en substance « le Premier ministre Gabriel Attal. Le même qui, en marge des mouvements des étudiants et de la SNCF avait déclaré en 2018 « Qu’il fallait sortir de la culture de la grève ». Ce qui lui a valu cette réplique de l’homme à la casquette de Sud-Rail, Fabien Villedieu: « Quelles leçons impertinentes d’un jeune homme de 35 ans ». Et l’un de ses collègues du SNUIPP-FSU…donc issu de l’enseignement, non concerné par la grogne des contrôleurs du rail mais solidaire de surenchérir: Ça ne manque pas de sel de quelqu’un qui n’a jamais travaillé de sa vie. Et non Gaby on continuera de défendre nos droits et faire grève ».
On n’attend plus que les Jeux olympiques pour que nos amis cheminots, pas vraiment les plus mal lotis du monde du travail, un doux euphémisme, battent de nouveaux records. Mais qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu pour mériter ça…Et ça concerne aussi les non-croyants ! Tout particulièrement à l’égard de la Société nationale des chemins de fer.