Le pluralisme est-il en danger avec l’ex-petite chaîne d’infos en continu CNews qui ne cesse depuis deux ans de tailler des croupières à ses concurrentes ? Il faut croire que oui puisque le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction de notre pays, a exigé du gendarme de l’audiovisuel, l’ARCOM, de réaximer dans un délai de six mois, le respect par l’une des chaînes du groupe Bolloré de ses obligations en matière de pluralisme et d’indépendance de l’information. A laquelle certes je suis très attaché depuis toujours.
Je supporte difficilement les outrances de Pascal Praud et de ses acolytes et tout partculièrement lors de ses deux émissions quotidiennes à succès « L’heure des pros » où le « Macron-bashing » a été élevé au rang de réligion monothéiste. Il sent certes un fort relent d’extrémiste de droite avec des journalistes et invités bien marqués. Et alors ? Est-ce pour autant un crime ? Je ne crois pas…même si plusieurs des éditiorialistes ayant leur rond de serviette sur le plateau de télé m’insupportent gravement par leur côté « grenouille de bénitier » et surtout vraies réactionnaires sur la chaîne la plus religieuse de France ! Saint, saint et encore saint le seigneur Bolloré.
Libre à chacun et chacune néanmoins de zapper et de refuser de débarquer sur la planète Praud et sur ses satellites. Est-ce bien le rôle du Conseil d’Etat de s’imiscer et de jouer le Père-fouettard dans la ligne éditoriale de cette chaîne privée ? Que cette instance s’occupe en priorité de ses concurrentes du service public, radios comme télés qui elles ont un droit de respect du pluralisme. Ce qui est très loin d’être la réalité. Où là le curseur penche dangereusement-jugeront certains-à gauche.
Il existe assez de médias télévisuels pour faire le bon choix ou le moins mauvais. Chaque téléspectateur n’a pas une main braquée sur lui pour écouter les évangiles selon Pascal Praud et de ses compères. La lecture du missel n’a pas été rendue obligatoire.
Cette polémique a bien évidemment été utilisée par les « accusés » qui en ont fait des tonnes pour exploiter pendant deux jours ce scandale qui n’est tout de même pas d’état. Et qui doit être remise à sa vraie place. Il faut reconnaître que la très mauvaise défense et les explications sur le plateau même de « l’Heure des pros » du secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire, à l’origine de l’affront et du procès en sorcellerie fait à la chaîne, a donné du grain à moudre à celle-ci et ses principales vedettes. Qui ne se sont pas gênées pour étriller ce dirigeant de RSF, hélas choisi par l’exécutif par ailleurs pour diriger encore un « machin » de contrôle du PAF. Ca fait peur de voir une telle personnalité être désignée pour mener une telle mission ! Même si je suis pas un fan de CNews à bien des égards, elle ne mérite pas pour autant un tel anathème qui ne peut que lui rendre service en plus ! D’où ses audiences toujours en forte hausse ! Amen…