Un nouveau chaos chasse très vite un autre ! et une sortie de route forcément involontaire…

Un chaos chasse très vite l’autre chez Emmanuel Macron. Très doué pour exciter la haute dose de haine pourtant bien réelle à son encontre. A peine était-il revenu des allées volcaniques du Salon de l’agriculture qu’il suscitait un nouvelle vague de polémiques, voire même un tsunami chez ses fidèles opposants. Ca s’est passé hier soir lors d’une réunion avec une vingtaine de dirigeants internationaux, alliés de l’Ukraine répondant à son initiative dans les salons de l’Elysée. Une rencontre mise sur pieds « en urgence » au cours de laquelle le président français a appelé à un sursaut de l’ensemble des pays occidentaux proches de Kiev pour « assurer la défaite de la Russie, indispensable à la sécurité et la stabilité en Europe ». Un appel lié à l’intervention quelques heures plus tôt de Volodymyr Zelenski conjurant ses amis à accélérer les délais de fournitures d’armes promises ( 30 % d’entre elles auraient seulement été envoyées) qui manquent cruellement à ses troupes. La course contre la montre n’est pas hélas depuis l’été dernier en faveur des ukrainiens après deux ans de guerre. Jusque là rien de gravissime en terme de parole présidentielle. Jusqu’à ce que Emmanuel Macron en rajoute avec l’hypothèse d’une intervention militaire des soldats de l’OTAN sur le sol même de l’Ukraine. « On ne peut pas l’exclure, même si bien sûr il n’existe pas de consensus aujourd’hui pour une telle perspective ». Il y a en effet heureusement un très large fossé entre une hypothèse, pour faire bouger les lignes et la réalité sur le terrain.

Qui peut imaginer honnêtement que le chef de l’Etat soit prêt, un jour, à sacrifier la vie de nos hommes et nos femmes en entrant en conflit direct armé avec les russes ? Pas grand monde. Et les conséquences seraient d’une telle ampleur, car la Russie et sa force de frappe nucléaire, ce n’est tout de même pas le Mali ! Mais il n’en fallait pas plus pour déclencher la foudre de ses oppositions , principalement extrêmes toujours sourcilleuses et prêtes à voler en quelque sorte au secours de leur ancien ami Vladimir Poutine. D’où un ton aussi martial que surjoué chez Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, le premier parlant d’un « propos irresponsable et de folie d’entrer en guerre contre la Russie » et la seconde d’un « chef de guerre » en la personne d’Emmanuel Macron. Du calme, du calme, même si on peut néanmoins déplorer ce genre d’intervention exagérément musclée. Forcément et à raison très commentée par l’espace médiatique. Une nouvelle et belle occasion pour CNews, entre autres, pour voler dans les plumes, après l’ouverture chahutée de la plus grande ferme de France, de leur « Manu » tellement chéri.

Ses…plus belles plumes éditoriales et réactionnaires se sont trouvées en effet plus à l’aise pour évoquer la parole présidentielle (certes dommageable et critiquable) qu’une très malencontreuse « erreur technique » sur l’un de leurs plateaux, a accompagné une infographie assimilant l’interruption volontaire de grossesse à la plus grande cause de mortalité dans le monde avant le cancer et le tabagisme. Il fallait oser.

Cette propagande manifestement anti IVG coïncidait avec l’examen prochain devant le Sénat de l’inscription de l’IVG dans la constitution. Le tohu-bohu provoqué a conduit la direction de la chaîne Bolloré, par la voix notamment de l’une de ses journalistes vedettes, Laurence Ferrari, à très vite s’excuser de cette sortie de route ! Toute aussi involontaire bien sûr…Vroum, vroum !

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