Il ne s’agit pas là de pistes enneigées à dévaler ! Mais d’un possible excès de Zel…enky dont se serait rendu coupable ou pas Emmanuel Macron, suite à la vive polémique déclenchée au sujet d’un hypothétique envoi de troupes occidentales au sol ou présenté comme tel en Ukraine. Qui hier a généré une nouvelle violente passe d’armes dans l’hémicycle entre le chef du gouvernement et son adversaire privilégiée transformée en punching-ball, Marine Le Pen. Et combien d’exagérations chez l’une et l’autre.
« Vous aviez la première occasion pour montrer vos vraies fidélités qui sont les vôtres », a assené Gabriel Attal. « Il y a tout lieu de se demander si les troupes de Vladimir Poutine ne sont pas déjà dans notre pays » , visant nommément la députée du Pas-de-Calais et ses amis du Rassemblement national. Diable. Quel bel effet de rajeunissement par rapport à l’avénement de François Mitterrand en 1981 et l’arrivée dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy d’un quatuor de ministres communistes. Les quatre mousquetaires en version « bolcho ». C’était bien avant la chute de l’empire soviétique, à une époque où les plus inquiets s’étaient émus du défilé possible de l’Armée rouge et de ses chars place de la Concorde et sur les Champs-Elysées. Il n’en fut rien fort heureusement. Et nous en sommes encore très loin, un peu plus de quarante ans plus tard, avec cette nouvelle crispation très forcée. On pourrait le cas échéant demander au « flic et voyou » Alain Delon, de » prêter » quelques unes de ses armes retrouvées lors d’une perquisition dans sa résidence de Douchy dans le Loiret. Un véritable arsenal avec un sacré « butin » de plus de 70 armes à feu détenues sans la moindre autorisation et plus de 3.000 cartouches. De quoi bien s’entraîner grâce aussi à un stand de tir dans l’attente d’une éventuelle invasion des troupes de Vladimir ! Le cirque médiatique alimenté par la fratrie autour de l’icône cinématographique continue de façon honteuse avec les derniers propos tenus ces dernière heures par la fille de l’acteur au crépuscule de sa vie: « qu’on laisse mon père crever en paix ». C’est d’une folle élégance. En attendant le prochain épisode.
Plus sérieusement. C’est bien connu que c’est à la fin de la foire (qui n’a jamais autant mérité son nom) que l’on compte les bouses ! Il n’empêche: les organisateurs du Salon international de l’agriculture ont fait leurs premiers comptes. La première journée, en règle générale la plus forte en affluence, aurait entraîné avec les violences autour de la visite présidentielle pendant la première partie un manque à gagner évalué à 500.000 euros. Ce qui ne mettra pas pour autant cet événement sur la paille, même si les recettes engrangées ce samedi ont diminué de moitié. En quelque sorte une nouvelle version du « quoi qu’il en coûte » cher à Bercy. Les victimes peuvent toujours envoyer la note du préjudice à l’Elysée et aux organisations syndicales.
C’est beaucoup plus drôle: la constitution de la liste Place Publique-PS concoctée par le grand secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure et à un degré moindre par Raphaël Glucksmann, a donné lieu aussi à un charivari dans les fédérations départementales du PS. Au nombre desquelles figure et de très loin en tête de gondole de rire, celle de l’Eure, qui a rejeté à 96 % les sélectionnés de son équipe socialiste. Loin devant les Bouches-du-Rhône, jadis un état dans l’état PS en terme d’adhésions et parfois aussi de triches historiques avec ses anciens éléphants locaux et même la Seine-Maritime (50 %). Boudeuse et frondeuse l’ancienne Haute-Normandie…C’est la révolution, sire Olivier !