L’agenda présidentiel tombait bien en cette Journée internationale dédiée aux droits de la femme coïncidant avec la cérémonie, place Vendôme, pour célébrer en « grandes pompes » l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse dans la constitution votée récemment au Congrès de Versailles. Une cérémonie forcément émouvante devant le ministère de la Justice en présence bien sûr du chef de l’Etat. Qui en marge, heureusement, de cette célébration, s’est ouvert aux médias en improvisant (peut-être pas complètement !) un propos cinglant beaucoup plus personnel et intime sur les accusations…dont son épouse, Brigitte, fait les frais de façon régulière. Liées notamment à sa supposée situation de transgenre véhiculée sur les réseaux sociaux par des internautes se délectant de ces très délicates rumeurs sur la Première dame. « La pire des choses, a-t-il déploré, un doux euphémisme, ce sont ces scénarios montés avec des gens qui finissent par y croire. Il y a quand même des fadas »…
Deux de ces « fadas » (en l’occurrence deux femmes) , pour reprendre le propos présidentiel, se retrouveront d’ailleurs devant le tribunal le 6 mars 2025 pour répondre du chef d’accusation de diffamation. Le chef d’état de profiter, si j’ose dire de l’occasion, en appelant de ses voeux un renforcement de l’ordre public numérique sur les réseaux sociaux contre aussi toute forme de machisme. « Il faut utiliser le droit, la justice. Le combat féministe, ce n’est pas seulement celui des femmes mais aussi celui des hommes ».
Ses oreilles ont dû siffler du côté de Bruxelles. Et plus précisément dans l’univers pourtant très feutré de la Commission européenne. Notre commissaire européen Thierry Breton, pourtant peu suspect d’être un adepte du buzz a surpris hier tout son monde en taclant toujours en cette journée internationale des femmes, la présidente de ladite Commission, l’allemande Ursula Van der Leyen, investie par son groupe, le PPE, pour se succéder à elle même pour un second mandat présidentiel. Issue du mouvement démocrate de la CDU allemande, la dirigeante qui fait souvent l’objet de tant de critiques venant pas seulement de France mais aussi d’un certain nombre d’états membres de l’Europe, n’aurait pas selon Thierry Breton tout le soutien qu’elle prétend pour « rempiler » à son poste ! Elle pourrait même être mise en minorité dans son propre camp, même en cas de nouvelle victoire du groupe dont elle est issue. Voilà une déclaration qui très probablement va susciter quelques vagues bruxelloises ! L’ancien ministre de l’Economie du président Chirac et président de plusieurs grosses entreprises sur notre territoire, n’avancerait-il pas quelques pions, ou pour lui-même, voire plus sûrement au profit d’un ou d’une autre prétendante de la même couleur politique à l’échelle du vieux continent? Reste à connaitre sa possible identité…Il est encore trop tôt pour abattre toutes ses cartes !