La rediabolisation du clan Le Pen…En marche accélérée !

Après Jordan Bardella à Marseille, le camp macroniste à Lille, la capitale des Flandres françaises pour le lancement des Européennes, hier samedi. Avec un gouvernement quasiment au grand complet autour de Gabriel Attal, le dynamiteur en chef et plus de trois mille supporters de Renaissance et des partis du MoDEM et de Horizons, représentés bien sûr par leurs chefs de file, François Bayrou et Edouard Philippe, qui, pour rien au monde (ils entendent peser pour la distribution des places éligibles pour leurs amis surtout que le récolte ne s’annonce pas des meilleures) n’auraient manqué le baptême du feu de la tête de liste, Valérie Hayer, présidente du groupe Renew au parlement européen depuis la nomination au Quai d’Orsay de Stéphane Séjourné, nouveau ministre des Affaires étrangères.

Originaire de la Mayenne, fille de paysans, au pays du beurre Président et de l’empire laitier Lactalis ! Il n’est pas sûr que le discours de la jeune femme de 37 ans encore inconnue du grand public soit passé…crème auprès des dirigeants du Rassemblement national, la cible privilégiée et même unique des différents intervenants. La rediabolisation de la famille Le Pen et consorts, Jordan Bardella en tête, est toujours…En marche accélérée. Haro sur les « amis de Poutine et les fantômes de Bruxelles », « les traîtres et le menteurs doivent être démasqués » requiert la procureuse Hayer. Alors que le maire du Havre a aussi choisi le ton de l’humour pour replacer le débat « en matière d’Europe, il faut mieux être béat que Déat » en référence à l’ancien collaborationniste de sinistre mémoire pendant l’occupation nazie. Chauffe Marcel…même si lui se prénomme bien Edouard ! L’amateur de boxe qu’est « Doudou » aime bien également porter des coups à ses adversaires sur le ring politique.

Tacler le RN à tout bout de champ comme le font le chef du gouvernement et ses amis avec des arguments certes frappants mais pas toujours bien choisis ne suffira pas à réduire l’écart toujours porté à douze points, selon la dernière enquête d’opinion, entre le favori et son actuel challenger. Qui ne peut se satisfaire seulement d’avoir un peu arrêté l’hémorragie sondagière. Les Républicains restent à un niveau bien bas à 7 % alors qu’à gauche « Ecologie-les-Verts a repris provisoirement le leader-ship sur ses rivaux à bâbord. Sans pour autant se détacher. La gauche désunie et éparpilée façon puzzle pour ce scrutin, reste à un niveau très faible.

A distance et pour cause (il n’était pas invité à ce meeting en terre ch’tie) le président du RN a actionné le carillon du beffroi nationaliste en réponse aux attaques subies. « le parti du grand effaceur de la France en Europe, il visait alors Emmanuel Macron, souffre d’une obsession maladive. Le petit meeting de Lille s’est résumé à une seule chose: l’insulte et la peur ». Ca promet pour les prochaines semaines…

Laisser un commentaire