Où est passé « l’esprit Charlie » ? On peut réllement se poser cette question après la tournure politique que prend l’affaire de Sciences Po Paris victime depuis des années de dérives communautaires venant d’étudiants qui, certes, ont légitimement le droit de manifester à l’extérieur, pour défendre non pas, entre autres, les palestiniens mais bien les terroristes du Hamas, mais certainement pas d’occuper des amphis de la prestigieuse école parisienne. Et surtout pas de bloquer des « collègues » étudiants de confession juive. Donc forcément sionistes. Interdits d’accès à certains cours ou conférences.
Le leader Maximo de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a osé comparé hier cette intolérable situation à « un incident dérisoire ». En quelque sorte une nouvelle version (évidemment pas sur la même échelle) de l’odieux « détail de l’histoire » du patriarche du Front national, Jean-Marie Le Pen, au siècle dernier. Plusieurs de ses lieutenants et lui-même s’en prennent évidemment à l’exécutif coupable d’avoir des « indignations à géométrie variable » et tout aussi sûrement à l’extrême-droite, forcément toute aussi responsable de donner une résonance médiatique à ce qui ne constitue pas pour eux un événement notable. Seulement un petit détail sans importance. La relève gauchiste et souvent extrémiste a tout le même de droit de faire sa loi ! Dans l’impunité la plus totale.
La dérive antisémite de certains de ses dirigeants avec les événements récents que l’on a connus ne cesse au fil des mois de grossir. Ne leur en déplaise. L’islamo-gauchisme a encore de beaux jours devant lui chez LFI.
On en veut également pour preuve l’incroyable et intolérable réaction de la députée Sofia Chikouri, la compagne à la ville de JLM, après le dessin de la journaliste caricaturiste « Coco » dans un quotidien, Libération, qui lui est pourtant favorable. La dessinatrice a en effet osé, la mécréante-elle aime régulièrement brocader toutes les religions-parler du commencement du jeûne avec une illustration hélas de la famine d’un personnage courant après des rats à Gaza et un autre habillé en djellaba le stoppant et lui intimant « pas avant le coucher du soleil ». Cette caricature blasphématoire ne pouvait évidemment pas passer pour cette grande pratiquante…à géométrie aussi très variable de la liberté de la presse. Avec ce honteux message aux relents menaçants: « vous n’aurez pas notre haine mais vous la méritez « . Elle se servait alors d’une partie du titre d’un ouvrage écrit par un journaliste: « vous n’aurez pas ma haine » suite à la mort de son épouse victime de l’attentat du Bataclan.
La dame Chikouri, s’en est prise là à l’une rares rescapées de la rédaction de « Charlie-Hebdo », décimée après l’attentat des frères Kouachi, et qui depuis longtemps vit sous protection policière et est en permamence menacée de mort. Comme plusieurs de ses collègues. Encore plus avec ce débordement de haine provoqué par cette caricature avec la complicité d’une députée et plusieurs parlementaires du même groupe. Dont la tolérance en matière de l’acceptation de la liberté de la presse est trop souvent bafouée.