Nous voilà revenus au temps de Georges Marchais, l’ancien secretaire général du Parti communiste avec cette histoire fameuse du « petit télégraphiste ». Mais au moins les sorties tonitruantes et ses duels de plateau homériques avec le duo Elkabbach-Duhamel, entre autres, de « l’affreux Jojo » faisaient le régal de millions de nos compatriotes. C’était en quelque sorte marrant même si caricatural. Il n’est pas sûr que le premier débat entre têtes de liste du scrutin européen de juin prochain ait capitalisé jeud soir autant d’adhésion au niveau audience et amusement ! Dans le prolongement de l’intervention télévisée du chef d’Etat. Au ton guerrier sur l’Ukraine et le danger que représentait Poutine. « Manu II » a enfoncé le clou en « chef de guerre » contre l’agresseur Vladimir. Dont la victoire éventuelle changerait beaucoup a-t-il déclaré, la vie des français.
Le leader Place publique-PS, Raphaël Glucksmann comme ses camarades rivaux de gauche ne pouvait pas manquer de cibler le représentant du Rassemblement national, en la personne de Thierry Mariani, le suppléant du chef suprême: « J’ai failli refuser de venir débattre et faire face au « petit télégraphiste » du RN » alors que sa collègue de la « France insoumise », Manon Aubry, estime « qu’il y aurait dû avoir une chaise de libre » puisque Jordan Bardella n’avait pas daigné se déplacer. « Thierry Mariani, a surenchéri Marie Toussaint pour « Europe-Ecologie-les-Verts » « avait été presque un agent du Kremlin sur le territoire européen ». Le mot presque peut de façon légitime étonner. Il l’a été ou pas du tout ! Forcément interrogé sur ses relations avec le maître du Kremlin, l’ancien ministre et élu de l’UMP qui a tourné casaque ou plutôt cosaque s’est défendu d’une telle accusation avec une pirouette: « mes fréquentations sont moins nombreuses que celles de Monsieur Macron ». Il est pourtant loin le temps où le président de la République recevait le président Poutine sous les ors du château de Versailles. Leurs relations se sont « glacifiées » depuis. C’est l’air sibérien ! A l’image de leur dernière rencontre à table aux grandes rallonges à Moscou avant le déclenchement de l’invasion russe en Ukraine ! Ca n’empêchera pas l’autocrate moscovite d’être réélu triomphalement pour la cinquième fois dimanche prochain après trois jours d’exercice démocratique. Une véritable mascarade prolongée sur trois jours pour permettre une participation accrue des électeurs contraints pour beaucoup par leurs employeurs de participer à ce vote. Il est permis de rire bien jaune. A l’issue d’un suspense comme chacun sait insoutenable. C’est quand même sympa de ne pas être contraint de battre la campagne lorsque ses faire-valoir, au nombre de trois, voteront même pour leur adversaire lors de cette élection farce avec même des cadeaux offerts pour ceux et celles utilisant Internet pour faire leur devoir de bon « poutinophile » . De peur de représailles ? Ce n’est pourtant pas le genre du si gentil « Vladi » !
PS: N’est-ce pas choquant ? Toujours est-il que quatre enseignants du lycée Blaise-Cendrars, à Sevran, l’une des villes les plus pauvres de France, en région parisienne, ont reçu une convocation en bonne et due forme pour aujourd’hui vendredi de leur hiérarchie académique pour un entretien avec leur proviseure. Silence dans les rangs. Et ce pour la raison qu’ils ont diffusé ces derniers jours une vidéo amusante et non agressive, devenue virale sur les réseaux sociaux et vue par près de trois millions d’internautes. Un message destiné à pointer du doigt l’état de délabrement et l’extrême vétusté de leur établissement scolaire. Surtout pas de vagues comme l’aime la hiérachie de l’Education nationale. Les lançeurs d’alertes ne sont pas les bienvenus dans une administration qui déteste les débordements au niveau du droit de réserve ! Qui va réagir le premier, l’actuelle ministre ou son prédécesseur devenu l’hôte de Matignon, Gabriel Attal, qui aime toujours mettre les mains dans le cambouis lorsqu’il s’agit de gros dossiers liés au ministère de la rue de Grenelle qu’il n’a occupé que quelques mois ?
La présidente de la Région francilienne, Valérie Pécresse, n’a pas officiellement réagi alors que son vice-président chargé des lycées a nié toutes néglicences concernant cet établissement de Seine-Saint-Denis.