Un 14 juillet avant l’heure et beaucoup moins festif ! C’est à la tombée de la nuit quand même qu’une centaine d’individus se sont payé une sortie tellement divertissante et nocturne pour s’attaquer dimanche soir au commissariat de police de la Courneuve à coups de mortiers de feu d’artifice sans oublier au passage de se livrer à « quelques » dégradations sur du mobilier urbain. L’un ne va pas sans l’autre. Il faut bien que jeunesse se passe ! Il s’est même trouvé un homme politique pour applaudir ce coup d’éclat fumeux. En la personne d’un ancien candidat à l’élection présidentielle, Philippe Poutou, révolutionnaire du NPA en « peau de toutou » (que les compagnons à quatre pattes me pardonnent pour cette comparaison) et chantre du Hamas, coupable d’apologie de crime après le pogrom survenu en terre d’Israël en octobre dernier. Il n’a pas trouvé mieux en effet que de se féliciter de cette attaque dont les conséquences auraient pu être plus dramatiques en terme humain en se réjouissant de ce « joli feu d’artifice ». Quelle superbe expression colorée. Histoire d’apporter aussi son soutien total à une « colère légitime après la mort d’un jeune encore tué par la police ». A l’occasion d’un rodéo dans la cité et une énième course poursuite suite à un refus d’obtempérer terminés par une collision avec un véhicule de police appelé en renfort, qui, pour éviter de percuter une ambulance s’est malheureusement retrouvé nez à nez avec le scooter dont le pilote, suite au choc, n’a pas survécu à ses blessures. Agé de 18 ans, il venait juste de sortir de prison !
Il n’a pas lui 18 ans, et règne en dictateur depuis 24 ans à la tête d’un pays continent, la Fédération démocratique de Russie (ke rire est permis) réélu triomphalement dimanche soir avec un score sensiblement identique à ceux de ses lointains prédécesseurs de l’âge de pierre soviétique. Pour un autre feu d’artifice à une échelle toute autre ! Une élection-mascarade qui n’avait même pas le goût d’un scrutin. Une insigne et funeste parodie. Même s’il a moins de morts encore et de sang sur les mains (un résultat difficilement atteignable que celui d’imiter le si bon « petit père du peuple » Staline) , « Joseph-Vladimir » Poutine a battu ses précédents records dont celui plus modeste de 2018 où il n’avait atteint que 77 %. Là il place la barre encore plus haut à 87 %. Quoi de plus normal. Contraints par leurs employeurs, à aller voter sous bonne surveillance, les russes, dans un enthousiasme général, n’ont pas eu d’autre choix que d’apporter leur voix au maître autocrate du Kremlin. Ca ne rigole pas là-bas…Et ça va encore moins rigoler pour son peuple, ses centaines de milliers de soldats enrôlés comme chair à canon (la mobilisation forcée ne risque pas de baisser) et aussi toutes les démocraties occidentales.
« Joseph-Vladimir » Poutine n’a pas trouvé mieux aussi que se glorifier de sa victoire en annonçant l’imminence du déclenchement d’une troisième guerre mondiale ! Alors que le vice-président de la Douma, l’Assemblée nationale moscovite à 100 % poutinienne, un certain Tolstoï, peut-être un grand démocrate issu de la famille de l’illustre écrivain, a ironisé et menacé l’occident dont la France des pires représailles lors d’un direct sur une chaîne d’infos dimanche soir ! Ce monsieur a osé nous faire un sketch sur la liberté des médias…étouffée dans nos pays. Comment peut-on inviter de telles marionnettes ? C’est ce qui différencie un régime autoritaire de la pire espèce à un état démocratique où, fort heureusement les opposants ont encore le libre arbitre de s’exprimer ! Et notamment celui de montrer des pudeurs de gazelle lorsqu’il s’agit de trop critiquer le…régime poutinien et de travestir les mots jugés guerriers et les intentions du chef de l’Etat français. Qui peut imaginer que nos enfants iraient un jour se battre sur le sol ukrainien. Et ce pour des raisons…hélas objectives: un manque criant d’armes et de troupes. On voudrait qu’on ne le pourrait pas. Nous ne sommes plus au temps des grognards de Napoléon embourbés dans une campagne russe dont le nom reste gravé dans le marbre: la Bérézina…qui est restée synonyme de catastrophe et de désastre dans notre histoire alors que la Grande armée de l’Empereur commandée par le général Eble y remporta une victoire du côté de ladite rivière située en actuelle Biélorussie.
Heureusement que le bloc des pays totalitaires comme la Chine, la Corée du nord du souriant et jovial Kim Jong-Un et plusieurs dirigeants de l’Amérique latine a salué chaleureusement et avec emphase cette « victoire convaincante réaffirmant l’unité du peuple russe, sa souveraineté et le développement continu du pays » a même osé le président bolivien…Un pur chef d’oeuvre ! Chapeau ou plutôt bonnet, l’artiste…