La France respire. C’est quand même un royal score. Normal puisqu’il concerne le plus fin connaisseur des têtes couronnées du PAF. Stéphane Bern vient de décrocher son premier mandat comme conseiller municipal d’une petite bourgade de l’Eure-et-Loir dans le Perche, Thiron-Gardais, en obtenant 97,3 % des suffrages exprimés. Le début d’une grande carrière électorale. Poutine, à côté de lui, c’est de la petite bière avec son modeste 87 % recueilli le même jour ! On en a certes davantage parlé.
Beaucoup plus sérieusement, il y aurait eu comme une sérieuse prise de tête ou de dette hier soir lors d’un dîner de crise à l’Elysée. Pas sûr que ce soit une si bonne idée de com en ce moment. Décidément le Président est sur tous les fronts: l’Ukraine, l’opération « Overlord » anti-drogue non pas sur les plages normandes du Débarquement comme en juin 1944 (c’est bientôt le 80 e anniversaire) mais pas très loin des calanques de Marseille ! Et maintenant la crise de la dette. Alerte rouge. Et si l’Etat nationalisait la vente de stupéfiants pour remplir ses caisses bien vides. Il n’est pas impossible qu’entre la poire et le fromage, les oreilles du grand argentier « Nono » Le Maire aient un peu sifflé. Il se dit dans les couloirs du palais présidentiel que le maître des lieux, Emmanuel Macron, ait peu apprécié la sortie du nouvel ouvrage de son ministre de Bercy « La voie française » considéré comme un véritable livre-programme pour 2027 dans lequel il préconise entre autres, la fin de l’Etat-providence et une réduction drastique de la dépense publique. « Il y a un temps pour l’écriture et un temps pour l’action, lui aurait soufflé le patron grognon et ils sont rarement conciliables. Bruno Le Maire a raison sur la relance économique et les réformes à faire. Il devrait en parler au ministre de l’Economie et des Finances », aurait rajouté « l’insolent »…
Un mot très à la mode au sein de l’équipe gouvernementale puisque le journal « Le monde » relève dans l’une de ses dernières éditions que l’incontrôlable Rachida Dati, dont on sait qu’elle n’a pas sa langue dans sa poche et sait se montrer très cash aurait envoyé à son collègue de Bercy, décidément dans l’oeil du cyclone, un mail vengeur en raison des coupes qu’il prévoit dans les budgets de plusieurs ministères pour faciliter les dix millards d’économies prévus: « tu n’es qu’une grosse merde ». Elle a démenti. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elle n’en soit pas capable. La ministre de la Culture, dans la même veine, aurait envoyé une gentillesse sous forme de boutade à Gabriel Attal: « je vais transformer ton chien en kebab ». Un chiot dont elle admirait la petite bouille en plein hémicycle sur le banc des ministres quelques jours plus tôt, alors que le locataire de Matignon montrait à ses voisins et voisines son nouveau compagnon à quatre pattes sur l’écran de son portable. Pour ce qui concerne le « bébé » de « Gaby » elle n’a pas encore démenti…
C’est fait. Comme je le pressentais, le général quatre étoiles Christophe Gomart, ancien chef du renseignement français, fera bien partie de l’équipage des Républicains commandé par François-Xavier Bellamy. Il figurera en troisième position sur la liste LR. La première polémique n’a pas tardé. Les Républicains ont eu la riche idée sur leurs documents électoraux de montrer leur nouvelle recrue étoilée en uniforme. Ce qui est formellement interdit pour un scrutin en France et inapproprié en Europe. Tant pour les militaires toujours en activité (un fait rarissime pour des raisons du droit de réserve imposé aux militaires) que les retraités comme le général Gomart. Le chef d’Etat-major des Armées lui a remonté les bretelles et plusieurs de ses adversaires politiques en ont font de même. Les quelques sortants LR dont l’ancien ministre Brice Hortefeux doivent commencer à s’inquiéter car les positions éligibles ne sont pas…légion. Tant que la « fille du régiment », Nadine Morano, sauve son…positionnement. L’ancienne ministre de « Sarko » a quand même chaud à ses f…Elle pourra toujours se réchauffer auprès de Jordan Bardella le cas échéant ! Il l’accueillera lui les bras ouverts…
C’est beau la politique. Tellement imprévisible. La nouvelle coqueluche « bobo » de la gauche socialiste, Raphaël Glucksmann, ne cesse de grimper dans les sondages. On se demande bien pourquoi. Le dernier lui prête un score de 13 % loin devant ses rivaux de la NUPES. Il va commencer par rêver se rapprocher de la liste macroniste toujours donnée à douze points derrière le Rassemblement national !