Le neveu de « Tonton » n’aurait pas aimé ce très mauvais film !

Le neveu est parti rejoindre son « Tonton ». Fauché un peu moins d’un an après avoir annoncé, un bonnet sur la tête sur un plateau de télévision, être atteint d’une grave maladie. Un « cancer agressif », une sale expression qui me rappelle hélas de douloureux souvenirs personnels récents ! Le « crabe » et ses pinces mortelles qui vous emportent l’être cher.

C’était l’homme de mille vies: animateur de télé à succès, écrivain, réalisateur, créateur à ses débuts professionnnels d’un réseau de salles d’art et d’essai dans la capitale, fou de cinéma… Il avait joué un petit rôle ado aux côtés d’un couple d’acteurs mythiques, les plus beaux yeux du cinéma en la personne de Michèle Morgan et de son partenaire aussi célèbre, Bourvil dans « Fortunat »). Il adulait le général de Gaulle qu’il avait croisé sans lui avouer son véritable nom de famille: Mitterrand, se limitant à un faux nom: Frédéric François! Il n’a pourtant jamais chanté à ma connaissance. Ce n’était pas facile de se faire un prénom lorsqu’on s’appelle Mitterrand. Il aimait bien son illustre « Tonton », sans toutefois partager les convictions politiques du premier président de gauche de la V e République.

C’est bien à tort à l’époque de sa nomination à la tête du ministère de la Culture que l’on avait pensé que « Sarko » avait fait une sacrée prise de guerre à gauche en le propulsant rue de Valois, après lui avoir confié un an plus tôt les clés de directeur de la prestigieuse Villa Médicis, à Rome ! « Je suis devenu ministre de la Culture par surprise », aimait-il plaisanter. Il avait même annoncé sa nomination 24 heures avant qu’elle ne soit rendue officielle. Une grande première dans l’histoire de la République. Le successeur de Jacques Chirac en 2007 s’en est souvenu hier avec amusement et une certaine tendresse lors de son intervention élogieuse et empreinte de beaucoup d’émotion y associant son épouse Carla. L’actuel locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron, comme tant d’autres, s’est joint au « concert » légitime d’émotions en insistant sur cette voix nasillarde sans nulle autre pareille. Un phrasé unique qui portait à merveille le destin des stars. Une voix inimitable mais pourtant imitée par plusieurs stars de l’exercice dont Laurent Gerra. « Ses bonsoirs » vont beaucoup nous manquer » s’est-il exprimé. Une personnalité inclassable et si chaleureuse si éloignée de la vie partisane…La classe et la culture incarnées par l’ex-ministre (pendant trois ans) à l’origine de la loi Hadopi, de lutte contre le piratage sur Internet et du lancement de plusieurs gros chantiers comme le MUCEM à Marseille et de la Philharmonie à Paris.

Quel gouffre abyssal avec l’image qu’a laissée hier un député de la France insoumise lors de la convocation de Rachida Dati devant la commission d’enquête présidée par ce triste sire , Aurélien Saintoul, travesti en véritable Fouquier-Tinville de l’époque de la « Terreur » révolutionnaire. Il était normalement censé ne parler que du renouvellement des fréquences de la TNT. Et c’est à un vrai procès caricatural non pas en sorcellerie, mais c’est tout comme que la membre du gouvernement a subi. On se serait cru à l’époque de la pire période soviétique ou de l’autre côté de l’Atlantique avec le Maccarthysme aussi de sinistre mémoire pendant la « Guerre froide » aux Etats-Unis entre 1950 et 1953 surnommée non sans raison  » La peur rouge ».

Hallucinant. « Vous allez trop loin, vous n’êtes pas digne d’être député, lui répliqua à plusieurs reprises celle qui ne manque pas de répondant, accusée des pires soupçons d’illégimité, d’incapacité et d’incompétence qui n’aurait dû sa nomination qu’à un conciliabule privé entre le chef de l’Etat et Vincent Bolloré et ses proches. Ca ne manque pas de…beurre demi-sel lorsqu’on connait les relations excécrables qu’entretient le Président avec le milliardaire breton propriétaire d’un empire médiatique enveloppant la chaîne CNews, principale accusée de la vindicte insoumise, peu…soupçonnable pourtant de la moindre connivence et amitié à l’égard du « château » ! Et pourtant le procureur Saintoul n’est probablement pas un imbécile. Puisqu’il était agrégé tout de même de lettres modernes avant d’entrer en politique chez LFI. Il a raté sa vocation ! Quel mauvais cinéma. Frédéric Mitterrand n’aurait pas aimé…

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