Ultime mise en garde avant dépôt d’une motion de censure ? Toujours est-il que les Républicains seraient plus que tentés par un gros coup d’ici la fin de l’année. Le président des LR, Éric Ciotti, serait prêt à franchir le Rubicon. Et nombre de ses amis tout autant. Reste à connaître la date de ce franchissement pour trouver la meilleure fenêtre de tir possible. Avant ou après les Européennes ? Plusieurs de ses dirigeants penchent pour un affrontement et une entrée en guerre (certes sans la moindre arme) dans les meilleurs délais car de toute évidence si la liste LR conduite par François-Xavier Bellamy prenait une sévère « tôle « en juin prochain le parti ne serait pas dans les meilleures dispositions pour jouer les cadors et faire tomber le gouvernement. Ça serait alors le repli général. Car personne ne semble croire, ou pas grand monde, au recours par le chef d’Etat, en cas de vote d’une motion de censure , à une dissolution du parlement. Les derniers sondages ne plaident pas a priori pour une telle folie suicidaire. La majorité y aurait tout à perdre et probablement LR…le reste ! Un tout petit reste…
Il n’empêche: dans un courrier adressé au chef du gouvernement datant du vendredi saint, le député des Alpes Maritimes évoque une situation jugée « catastrophique » de nos finances publiques en y dénonçant par la même occasion « l’irresponsabilité » de la politique budgétaire de Gabriel Attal. Et le patron de la droite d’enfoncer le clou dans le christ, si j’ose dire, de Matignon pointant du doigt (ça fait mal docteur ?) « l’insincérité de la loi de finances votée fin 2023 » Il lui demande toujours solennellement dans son courrier de présenter au plus vite une loi des finances rectificative. Sinon « Rico » fait un malheur ? Dernier avertissement avant sanction ? Et là le gouvernement pourrait être tenté par un « bravache » Même pas peur »…Pour qui sonnera le glas ? Et ce n’est même pas un poisson du 1 er avril. Tout comme le coup de semonce lâché la veille dans les colonnes de la « Tribune du Dimanche » par l’eurois ministre des Armées, Sébastien Lecornu, qui, à propos du conflit en Ukraine, a aussi tapé du poing sur la table de son bureau du ministère ayant été occupé naguère à deux reprises par son plus illustre des prédécesseurs, le général de Gaulle, lorsqu’il a détaillé l’ampleur des menaces que fait peser Poutine et celles liées au terroriste islamiste. L’occasion pour celui qui doit effectuer une tournée européenne des capitales et rencontrer Antony Blinken, le secrétaire d’Etat américain, en visite à Paris, dès demain mardi, de mettre la pression sur les industriels français de l’armement. Le « boss » exige en effet la constitution de stocks pour la production desdites munitions. Et là aussi ça ne saurait être interprété comme un poisson d’avril en chocolat !