C’est dur. Très dur ! La saison des vaches maigres est venue depuis déjà quelques semaines. Vécues dans la douleur. Il ne faut pourtant rien lâcher comme on le dit dans le jargon sportif alors qu’une petite musique nauséabonde se fait entendre dans le ciel havrais. Et tout particulièrement au dessus du stade Océane, la pelouse du club doyen du football français, le HAC. En grosse difficulté dans son championnat alors que son début laissait présager une fin de saison « tranquillou » au sein de l’élite, après quinze ans de rétrogradation en seconde division. Un premier trimestre encourageant et prometteur et puis la lente descente sinon aux enfers mais tout au moins au purgatoire. Un purgatoire favorisé par l’insupportable déni de justice financière subi par le club.
Comment en effet supporter que l’avant-dernier budget de la ligue 1 soit victime en plus d’une dotation limitée de façon scandaleuse par rapport à ses concurrents les plus directs. Comment en effet justifier par exemple que le dernier club visiteur de Montpellier, présidé par Laurent Nicollin, le fils du truculent « Loulou » personnage emblématique du foot français pendant des décennies, hélas disparu, touche une aide de 30 millions d’euros contre seulement 1,5 million pour le club dont le président a porté l’affaire en justice. Peut-être obtiendra-t-il un jour satisfaction ? Mais peut-être trop tard car la menace de la relégation plane. Il reste seulement sept journées aux ciel et marine et un prochain déplacement périlleux à Bollaert, le temple lensois, pour éviter la relégation. Le club havrais a tout de même son destin en main puisqu’il recevra ses rivaux les plus menacés de descente. Même si l’argent ne fait pas tout, il explique néanmoins quelques vraies certitudes. Force est de reconnaître que l’attaque des maritimes peine terriblement. La faute à un recrutement famélique. Déjà perceptible la saison dernière en dépit de la montée en classe supérieure. Le Graal qu’un certain nombre de leurs supporters ont déjà oublié Tout aussi lamentablement avec les derniers mauvais résultats de l’équipe. Certains observateurs verraient bien l’échafaud dans un avenir rapproché accueillir la tête du coach du club doyen, Luka Elsner. Un entraîneur hier adulé comme bien d’autres pour sa réussite et aujourd’hui tellement décrié. Et même assis sur un siège éjectable. Une question d’habitude dans le monde pourri du football où ce sont toujours les entraîneurs qui paient les pots cassés de l’échec du recrutement décidé par des dirigeants très et trop frileux. Faute d’argent souvent ! L’incontournable nerf de la guerre. Ça n’explique pas en revanche tout et ne justifierait nullement la porte du stade pour l’infortuné accusé de tous les maux. C’est tellement facile…Une bonne nouvelle néanmoins en cette période incertaine: l’ancien ébroïcien Mathieu Bodmer devrait signer un nouveau contrat de directeur sportif. Ça aurait été vraiment dommage qu’il en soit autrement en raison des services rendus depuis son arrivée au club de la Porte Océane ! Le pire étant toujours possible on a eu chaud !