Plus ça va et moins ça va! Il y aurait quand même de la friture et pas en chocolat pascal entre les principaux dignitaires du Régime macroniste et gouvernemental ! Quand les numéros 1 et 2 du gouvernement s’envoient des gentillesses. Notamment au sujet de la dette et des mesures à prendre pour combattre au mieux la maladie.
Le grand argentier de Bercy, « Nono » Le Maire, ne cesse de répéter au fil des semaines qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts…alors que dans le même temps le Premier ministre, Gabriel Attal, vient d’annoncer en résumé que le seul habilité à « communiquer » sur ce sujet n’était autre que lui et que tout ce qui peut se dire ailleurs était « nul et non avenu ». Ne visait-Il pas particulièrement son ministre ? Alors que lui ne serait pas à priori hostile à une taxation à têtes multiples: le livret A et diverses « rentes » , notamment celles concernant des contrats d’assurance. Sans parler de la nouvelle réforme de l’assurance-chômage. Voilà un avertissement sans frais qui risque pourtant de ne pas trop perturber le sommeil du ministre de L’Economie et des Finances. Toujours et de plus en droit dans ses bottes. C’est peu dire que l’idée d’un départ précipité avec quelque fracas , peut-être du gouvernement, de l’ancien député de l’Eure fait son chemin. Il s’y prépare de toute évidence. Les signes sont nombreux pour appuyer cette thèse. Reste à connaître l’échéance ? N’est-il pas déjà trop tard afin qu’il n’endosse pas totalement un héritage difficile à supporter d’ici au scrutin présidentiel auquel il aspire encore à participer.
Toujours est-il qu’en parallèle, le match aussi s’engage entre l’ancien et le nouveau Premier ministre. L’agacement ne cesse de monter entre Gabriel Attal et l’un de ses prédécesseurs à Matignon , Édouard Philippe, un potentiel rival pour 2027. Le nouveau prétexte tourne autour de l’encouragement récent du maire du Havre à ses députés de Horizons pour croiser le fer contre la règle jugée, non sans raison, funeste concernant le non-cumul des mandats combattu par ses amis au parlement. Un aménagement de cet interdit pourrait toutefois ne pas être de trop. Ce qui n’est pas l’avis de l’hôte actuel de Matignon qui, en comité restreint, ne…se prive pas de lancer des torpilles en direction de son prédécesseur. Et ça ne risque pas de s’améliorer au fil des mois et années si les deux hommes s’affrontent dans la mère des élections dans trois ans.
En attendant, nouvelle formule dans l’hémicycle à partir d’aujourd’hui: le chef du gouvernement a accepté pour la séance du mercredi de répondre seul face aux députés. Ce qu’avait refusé Elisabeth Borne, probablement moins à l’aise face ses pairs du royaume parlementaire de France . « Babeth » aimait moins la lumière que son successeur…Olé. Le « taurillon » Attal rentre dans l’arène !