L’hôtel de ville du Havre et le siège de la Communauté urbaine de cette même ville ont reçu hier à la première heure de la matinée, des « invités » appelés par le Parquet national financier (PNF) célèbre pour ses enquêtes pas toujours suivies d’effets ouvertes par cette juridiction qui s’est octroyée le droit d’essayer de se « payer » de temps à autre quelques élus d’importance.
Reste à savoir si ce sera une simple péripétie sans conséquence fâcheuse pour le probable candidat à la prochaine présidentielle ou un coup plus plus sévère dans la course prévue en 2027 ? Cette enquête a été ouverte à la fin de l’année l’ancienne directrice générale adjointe des deux structures. Elle porterait sur des soupçons de prise illégale d’intérêts, favoritisme et détournements de fonds publics et harcèlement moral. Une barque bien chargée liée à une mission confiée à une association chargée de l’animation de la Cité numérique de la Ville alors dirigée par une élue (bénévole) chargée de son fonctionnement. Le siège social de l’association « LH French Tech » s’est d’ailleurs trouvé un temps basé au domicile de l’élue, avant que celle-ci ne quitte l’asso à l’été 2021. Des juristes de la CODAH s’étaient émus à l’époque sur de possibles conflits d’intêrets, l’intéressée se trouvant alors présidente de la structure associative, adjointe au maire et conseillère communautaire.
La plaignante qui a quitté la cité maritime, aujourd’hui cadre dans une autre administation affirme, selon le « Monde » qui a rendu publique cette affaire et son prolongement avec les perquisitions effectuées hier mercredi, « avoir subi à l’époque des faits un véritable harcèlement après avoir transmis en interne les analyses juridiques ».
Vrai ou faux, vengeance personnelle ? il appartiendra aux enquêteurs d’essayer de faire toute la lumière sur les faits reprochés à l’édile havrais et son adjointe.
Edouard Philippe, selon son entourage, n’entend pas pas toutefois modifier son agenda prochain et chargé qui va le mener à réunir ses cadres à partir de demain vendredi à Besançon, avant une réunion publique en compagnie de la tête de liste de la majorité présidentielle, Valérie Hayer, aux Européennes. Laquelle s’est d’ailleurs démarquée hier gentiment en « tant que femme » des propos de celui qui l’a placé à cette place…faute de mieux (en l’occurrence Emmanuel Macron) qui, il y a quelques semaines, avait défendu en premier lieu le présomption d’innocence de l’acteur Gérard Depardieu, impliqué pour des agressions sexuelles.
Les boules puantes, d’une façon générale, continuent donc de pleuvoir dans le monde si « policé » de la politique où il ne se passe guère de temps entre chaque « affaire » surtout pendant les périodes électorales, le tout étant bien souvent orchestré par des magistrats forcément insoupçonnables du moindre comportement douteux à l’égard de nos chères têtes politiques ! Cela va de soi…
PS: Tout est toujours possible en politique, même le plus improbable. La preuve avec le regain de « poupoularité » de notre ancien chef de l’Etat, François Hollande, l’homme rendu célèbre par son scooter, un deux roues vendu quelque temps après sa déconvenue devant le domicile de sa belle Julie Gayet, rue du…Cirque dans la capitale, qui va se retrouver mis en enchères très prochainement avec une offre de départ à près de…10.000 euros, soit le quintuple de sa valeur marchande! Quel succès. Toujours est-il que « Flamby » qui passe surtout son temps libre à rencontrer les lycéens et étudiants à travers ses nombreux déplacements en province, retrouve par quel miracle un regain exceptionnel de popularité. « Un juste retour des choses » selon l’ex-locataire de l’Elysée, toujours blagueur: » Quand on fait une moyenne entre l’impopularité d’hier et la popularité d’aujourd’hui, on se situe à un niveau normal ». Il est même devenu, à la mi-mars, le seconde personnalité politique préférée derrière Edouard Philippe, mais devant Gabriel Attal. C’est dire…Incroyable mais vrai. « Pépère » va croire à un nouveau destin national…alors qu’il constitue toujours un repoussoir pour une grande partie de la gauche. « Il y a une nuance entre prospérer dans les sondages ( il n’est pas le premier dans ce cas de figure !) mais pas dans sa candidature possible, persiflent ses anciens amis socialistes….