Ca « sent mauvais » mais il faut toujours y croire ! Surtout grâce à des réussites aussi belles avec une CASE bien remplie…

Ca sent mauvais du côté de l’ALM basket après sa dernière et lourde défaite sur son parquet face à Antibes hier vendredi. Un peu à l’image d’un autre club sportif phare normand, le HAC football, néanmoins en légère meilleure posture, le club ébroïcien aussi cher à mon coeur, vit des moments délicats. Il va devoir cravacher ferme pour éviter la descente en Nationale 1. Ce qui est loin d’être acté vu ses performances depuis un début de saison manqué sur les grandes largeurs du terrain. Tant à domicile qu’à l’extérieur. Ainsi va la vie sportive d’un club de l’élite pourtant enraciné depuis des décennies au sein au moins du second étage de la hiérarchie de la balle orange. La relégation serait d’autant plus catastrophique pour le club amicaliste de la capitale de l’Eure, toujours restée fidèle aux couleurs jaune et bleu de ses basketteurs que la remontée n’est jamais aisée. Et parfois si longue à venir. On en veut pour preuve les grandes difficultés éprouvées par son voisin normand du STB le Havre pour retrouver la pro B depuis un bon moment ! Et là encore le manque d’argent et de gros sponsors locaux ou régionaux n’explique pas tout. Loin d’en faut. La montée en pro A avec l’emblématique paire de « ricains » formée par James Williams et Bruce Bowen dans les années 90 si fastes, semble si éloignée, tout comme les années de présidence de grands dirigeants que furent notamment à la tête de l’ALM, Jean-Louis Dumora sous l’ère Plaisance, l’ancien maire communiste à qui l’on doit en grande partie ces si belles années à la salle Jean-Fourré sur le pré du Bel-Ebat, puis son successeur non moins émérite, Jean-Pierre Vendeville, sous une autre ère, celle de Jean-Louis Debré, édile pourtant beaucoup moins féru de sport et tout particulièrement de basket, qui ne portait qu’un attachement très distant au club numéro un de sa ville d’alors! Un doux euphémisme. Il n’était pas non plus à l’époque très motivé et poussé par plusieurs de ses proches collaborateurs en mairie, plutôt intéressés par le charme féminin de son équipe de volley, alors en poupe. Ce qui est d’ailleurs toujours le cas après des années aussi très difficiles. Comme quoi il ne faut jamais désespérer. Et croire à cette belle étoile qui parfois éclaire le ciel sportif de nos meilleurs clubs régionaux en pleine renaissance après une période plus morose.

On y croira encore ce jour d’ailleurs pour supporter les « ciel et marine » havrais en déplacement chez ce merveilleux public lensois. Au nord il y avait les corons, chantés dans une telle ambiance par le public des sang et or, toujours derrière ses joueurs. Pour la HAC, le club doyen du football français, la situation est grave mais pas encore désespérée. Ce serait pourtant plus sympa qu’il connaisse davantage l’or (et au moins un petit point qui ferait tant de bien) que le sang de la défaite, en terre artésienne…alors qu’à quelques kilomètres de là, le lendemain, se déroulera un autre « Enfer du nord » celui réservé aux champions du pavé, les cyclistes de la plus belle des classiques cyclistes, Paris-Roubaix.

Celui qui a réussi à contribuer depuis deux ans, à son poste de directeur sportif, à la renaissance des « ciel et marine » y croit forcément. L’intéressé, Mathieu Bodmer, un ancien ébroïcien comme plusieurs actuels internationaux, venus en aide financière à leur club formateur, dans un passé récent, ne vient-il pas en effet de resigner en dépit de plusieurs propositions qui lui avaient été faites pour rejoindre un club beaucoup plus riche…Comme quoi l’amour du maillot parfois suffit à faire des miracles dans ce monde professionnel où l’argent roi règne pourtant en maître !

PS: Un grand coup de chapeau toujours régional et eurois au Conseil d’agglo « Seine-Eure » de Louviers-Val-de-Reuil, présidé par le maire du Vaudreuil, Bernard Leroy, qui m’a fait l’honneur et le plaisir, lors d’un récent déplacement dans la région, de me guider jusqu’à l’un des nouveaux joyaux de sa commune, l’église Saint-Cyr, qui désacralisée au début de ce siècle, a été transformée au profit des métiers d’art et du luxe, un remarquable musée auquel se rattache un espace de créativité dédié à la création « Le carré Saint-Cyr » avec ses huit ateliers d’artisans d’art et ses espaces partagés. Assurément de la belle ouvrage qui trouve son complément avec le gros projet toujours mené par la… bonne CASE, lié à la restauration du château de Gaillon, autre trésor d’architecture de la région, découvert en cette fin semaine par la ministre du tourisme, Olivia Grégoire. Elle n’a pas dû regretter son déplacement en terre euroise au Vaudreuil et Gaillon, aussi bénie des cieux et dieux en terme économique avec un bassin d’emplois plutôt florissant depuis une bonne vingtaine d’années. Merci à tous ces élus qui laisseront de toute évidence une trace ô combien prégnante de leur passage à la tête de collectivités locales et territoriales ! Qu’ils en soient tous remerciés pour leur efficacité au profit de leurs administrés…

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