Un cauchemar électoral multiple en prévision ?

Le malheureux Jean-Luc (Mélenchon) vit un véritable cauchemar. Ne voilà-t-il pas que la France insoumise, ne cesse, au fil des sondages en vue des Européennes, de perdre du terrain sur son rival « bobo » du Parti socialiste, le seul à gauche à bénéficier d’une telle dynamique. Raphaël Glucksmann devient à « bâbord » l’homme à abattre et aussi et surtout le nouveau vote utile pour ce scrutin. Qui aurait pu imaginer le retour à un tel niveau du leader-fondateur de Place Publique, une petite formation liée depuis le précédent scrutin à l’ex parti de gouvernement, le Parti socialiste, affiché dans la dernière enquête d’opinion de « La Tribune du dimanche » , parue ce jour, à 13,5 % des intentions de votes. Soit à trois points seulement de la liste conduite par Valérie Hayer. « Renaissance » ou « Renew » n’a jamais aussi mal porté son nom !

L’avance du lepéniste Jordan Bardella semble insurmontable, même s’il reste et c’est déjà beaucoup trop, toujours scotché à ses 30 %. Il bénéficie en toute certitude du patinage, pas spécialement artistique, de la liste macroniste dont on ne connait toujours pas les noms des principaux figurants. Un cas de…figure d’ailleurs commun à tous les équipages pour une élection européenne, qui, une fois encore et peut-être encore plus que les fois précédentes, va se transformer en un référendum national. Ce qui n’est pas bon pour les troupes du président Macron avec la succession de faits divers violents à la sortie des collèges depuis ces dernières semaines. Le régalien, on le sait, représente une grosse épine dans le pied de l’exécutif, de nature à favoriser les fondements de la maison nationaliste, qui n’a pas trop besoin de faire campagne pour engranger les points. Ce qui autorise sa jeune tête de liste à choisir ses débats télévisés en fonction de la notoriété de la chaîne. Cette suffisance d’ailleurs commence à indisposer plusieurs dirigeants du RN.

Le président de la République qui envisage de « mouiller la chemise » d’ici au scrutin de juin, peut-il encore-un peu-inverser la tendance ou au moins réduire l’écart ? Il reste à savoir s’il dispose d’assez de carburant pour son dernier tour de piste électoral national avant son départ de l’Elysée. L’affront suprême serait que son équipe soit même inquiétée par le nouveau chouchou des médias, Raphaël Glucksmann qui se prête lui à rêver à la seconde marche du podium. Ce qui serait un second tsunami. Que pourrait connaître l’Europe-Ecologie-les-Verts après la démission du parti et du groupe écolo à l’Assemblée nationale de son ancien chef, le député parisien Julien Bayou, désormais chez les non inscrits, sans cesse attaqué et visé par les plaintes des radicales-féministes de son ex-mouvement. Et l’histoire n’est pas finie avec la possibilité de nouveaux épisodes nauséabonds. Et comme en plus la tête de liste choisie, Marie Toussaint, patine elle aussi bien mal sur les deux jambes et reste inaudible, les chrysanthèmes pourraient avoir de l’avance sur le calendrier dès juin prochain pour EELV.

Encore que cette course aux étoiles européeennes se joue le plus souvent dans l’ultime tour de roues. Donné largement en pole-position au précédent vote, le RN se vit pratiquement rattrapé sur le fil par Renaissance et les Verts prendre cinq à six points par rapport aux prévisions. Il est prudent d’attendre et ne pas prendre ces projections pour argent comptant !

Il n’est pas certain que les innombrables cérémonies comméroratives prévues dans le cadre des festivités du 80 e anniversaire de la Libération d’ici à juin, lui permettent néanmoins d’inverser le courant contraire. Même si l’on sait qu’il excelle le plus souvent dans l’exercice du souvenir mémoriel. Comme aujourd’hui, première étape de son pèlerinage, à l’occasion de l’hommage qu’il va rendre aux héros maquisards du plateau des Glières, haut-lieu de la Résistance savoyarde avant de descendre jusqu’à Thônes, capitale du Reblochon. Puis participer avec autant d’émotion au souvenir de la rafle des enfants juifs d’Izieux. Avant jeudi prochain de donner rendez-vous aux principaux industriels de l’armement, pour parler économie de guerre à Bergerac, site de l’une des principales usines de production de la poudre nécessaires à la propulsion d’obus dont a tellement besoin l’Ukraine pour défendre son territoire face à l’occupant russe. Une belle vitrine commerciale histoire de faire parler la poudre après l’arrêt de sa production, il y a une quinzaine d’années. Après les clarines savoyardes il n’est pas impossible que le chef d’Etat fasse résonner quelques autres…cloches parmi les industriels souhaitant traîner quelques sabots ou plutôt pieds jusqu’à l’une des trois sous-préfectures de la Dordogne. Il n’ira tout de même pas jusqu’à remettre le couvert avec fromage de Reblochon et Tomme de Savoie, à volonté, pour rendre hommage une nouvelle fois à l’acteur, Gérard Depardieu, inoubliable dans son rôle de Cyrano de…Bergerac ! Le « compère » aime bien sans modération les…canons mais ce ne sont pas les mêmes !

Laisser un commentaire