Avis de tempête plus ou moins forte sur les principales stars de la majorité présidentelle. Le dernier baromètre affiche une baisse de popularité variable. C’est le grand décrochage. En tout premier lieu pour l’ex-Premier ministre, Edouard Philippe, qui voit son capital sympathie fondre de huit points. Soit une baisse non négligeable pour le maire du Havre qui, pourtant, depuis son retour sur sa ville maritime faisait la course en tête des personnalités préférées de nos compatriotes, en vue du prochain scrutin présidentiel de 2027.
Sa relative discrétion à l’échelon national n’explique pas tout. Il est désormais devancé sur le même sondage commandé par l’édition d’aujourd’hui de la « Tribune du Dimanche » par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, désigné provisoirement comme le ministre le plus apprécié du gouvernement avec 33 % d’opinions favorables devant le grand argentier de Bercy, Bruno Le Maire, bien à la peine depuis plusieurs semaines (29 %).
Le garde des Sceaux, Eric Dupont-Moretti ravit la dernière marche du podium à la dernière prise de guerre du président Macron lors du dernier remaniement gouvernemental, Rachida Dati, qui, si elle semble pas si mal partie pour les municipales parisiennes (encore qu’il faille toujours se méfier de ces enquêtes d’opinion à grande distance d’un scrutin) peine à convaincre à son nouveau poste ministériel.
Comme quoi la politique est un sport dont la score varie souvent en cours de jeu de façon considérable. Combien de nos compatriotes, trois ans après son arrivée à la Justice, auraient parié sur cette cote de l’ex-avocat, souvent sous le feu des attaques mais qui, au final, ne se défend pas si mal. En comparaison avec bien d’autres de ses collègues qui n’arrivent absolument pas à décoler de leur mauvais classement. Le chef du gouvernement, Gabriel Attal, voit lui aussi son capital sympathie décrocher de cinq points dans le même espace temps, même si son image reste stable chez les sympathisants LR. Alors que du côté de la France insoumise, François Ruffin, le député de la Somme, continue à jouer les premiers rôles, en cinquième position derrière le duo du Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella qui tiennent le haut du pavé, et devancent l’ancien et le nouveau locataire de Matignon, Edouard Philippe et Gabriel Attal, toujours au coude à coude en dépit de leur baisse d’estime conséquente.
Dans ce contexte délicat pour les poids lourds de la majorité, l’image du président de la République reste stable. S’il remonte de 7 points dans sa famille politique, il en perd en revanche 8 chez les sympathisants républicains qui lui font payer comme pour le ministre de l’Economie, « Nono » Le Maire, l’effet négatif des finances publiques, pas des meilleures il est vrai. Un doux euphémisme !
Pendant ce temps la guerre fait toujours rage pour l’obtention des meilleures places éligibles pour le scrutin européen. Et tout particulièrement chez LR où les sortants s’inquiètent de leur sort comme les « vieux » restés fidèles à Nicolas Sarkozy, Nadine Morano et Brice Hortefeux et celui qui aspirait à en être, l’ex-grand flic de « Sarko » l’élu francilien proche de Valérie Pécresse, Frédéric Péchenard, souvent donné à un poste mais jamais placé au final.
Il ne sera pas candidat à cette élection, se préservant éventuellement pour la « mère des élections », dans trois ans, le maire de Cannes, David Lisnard, peut déjà se féliciter de son temps au récent marathon de Paris, qu’il a accompli en 3h41 alors que son potentiel rival républicain, Laurent Wauquiez, qui il est vrai disputait son premier marathon, a mis quinze minutes de plus pour franchir la ligne d’arrivée. L’essentiel n’est-il pas déjà de participer honorablement ! Même si les supporters de l’homme de la Croisette n’ont pas manqué de se réjouir de cet excellent résultat. Enfin un motif de satisfaction chez les Républicains et plus précisément dans la formation politique « Nouvelle Energie » dirigée par l’ambitieux maire de Cannes…