Elles faisaient plaisir à voir ces larmes d’émotion du champion cycliste français, Romain Bardet, pleurant après avoir franchi la ligne d’arrivée de la doyenne des classiques, Liège-Bastogne-Liège. Certes ce n’était pas pour se voir offrir le bouquet réservé au vainqueur, mais celui du dauphin derrière l’extra-terrestre du peloton et nouveau « cannibale » de la petite reine, plus de quarante ans après le plus beau palmarès du cyclisme international (il n’était pas alors encore mondial) du temps du champion belge Eddy Merckx ! Âgé de seulement 24 ans, le slovène Tadej Pogacar, ne fait pas partie du même monde des « coureurs normaux » ! Il survole. Il plane le grimpeur rieur et plutôt sympa. Contrairement à son principal adversaire, le froid danois Vingegaard, aussi double vainqueur de la Grande boucle. Deux mécaniques hors…normes. D’où les soupçons légitimes sur leurs performances. Les deux hommes devraient se retrouver normalement lors du prochain Tour de France. Pour un nouveau mano a mano, si le scandinave est rétabli de ses graves blessures du Tour du pays basque.
Question météo, il fera toujours meilleur qu’hier du côté des Ardennes belges, où l’on a frôlé les températures négatives. Au pays des frites, notre Romain national, 33 ans, au crépuscule de sa belle carrière, n’en a pas manqué pour se dégager et échapper à un petit peloton de coureurs déjà bien contents quelques instants plus tôt de jouer éventuellement la seconde place derrière l’intouchable « géant de la route » dont les performances laissent pantois et perplexe. Quand le doute prend une telle place !
Il était tellement en revanche heureux l’auvergnat de s’offrir un second podium, accompagné d’un autre cador sur la troisième marche, Mathieu van der Poel , sur cette course « monument » Après tant d’années de disette et surtout de malchance et combien de meurtrissures liées à des chutes sévères l’ayant contraint notamment d’abandonner ses équipiers dans deux éditions du Tour de France, la course où il a remporté ses plus belles victoires d’étapes. Le cyclisme français se porte bien avec également les performances du collectif « A fond la forme » de l’équipe Décathlon-AG2R depuis le début de saison (déjà une dizaine de victoires dont la dernière en date de l’aîné de la fratrie savoyarde Aurélien Paret-Peintre au Tour des Alpes ) cinquième hier et second français derrière Romain Bardet. Pourvu que ça dure…avec également le normand de Cherbourg, Benoit Cosnefroy, déjà vainqueur à quatre reprises depuis février.
Ça dure aussi mais de façon négative hélas pour les footballeurs normands. La situation est grave et presque désespérée du côté du stade Océane du Havre ! Avec la nouvelle défaite concédée par les hommes de l’entraîneur (lui aussi d’origine slovène) Luka Elsner face à l’un de ses concurrents directs, pour poursuivre l’aventure au sein de l’élite du football. En l’occurrence les grenats de l’équipe de Metz, vainqueur des « ciel et marine « sur la marge la plus étroite. Mais hélas suffisante contre des adversaires incapables ou presque depuis le début de l’année de mettre un but au fond des filets. Un mal d’attaque qui passe d’autant plus difficilement qu’il est intervenu face à tous les clubs luttant pour leur maintien. Quatre oppositions successives et autant de défaites qui plus est sur leur terrain ! La catastrophe surtout que le HAC risque (dans l’attente du résultat en milieu de semaine de Lorient face au PSG) de s’éloigner même de la place de barragiste! Ce qui serait la pire des sanctions. Et quelle croix…de Lorraine (club qui l’avait privé de la montée en ligue 1 il y a quelques années pour cause de goal-average assassin ! ) Ce qui ne sera pas au moins le cas cette saison puisque toujours favorable par rapport à ses concurrents directs. C’est bien là le seul motif d’espoir de l’équipe havraise et de ses fidèles supporters qui croient toujours néanmoins dans les chances de maintien du club doyen…