La France au tableau noir. C’est en effet ce soir que deux des trois principales agences de notation américaines vont rendre leur copie. Et tout laisse à penser que notre pays risque de se voir dégradé. Ce qui lui pend au nez depuis un certain temps. Elle l’avait déjà été dans le passé en perdant sa note maximale. L’équivalent d’un 18/20 qui pourrait être abaissé à…17,5 ! Sans pour autant souffrir plus que ça. Et puis ce jugement de nos amis américains n’est pas non plus la bible ou parole d’évangile. Faut-il se souvenir que l’une d’entre elles, quelques semaines avant le crash aux conséquences économiques mondiales de la banque Lehmann Brothers, aux Etats-Unis lui avait décerné un triple A. Nos « banquiers » continueront à nous prêter ! Soyez rassurés braves gens. Les incidences seront davantage politiques qu’économiques, surtout à quelques semaines d’un scrutin européen important.
Les diverses oppositions ne vont pas manquer, le cas échéant, d’appuyer là où ça fait mal sur l’état de nos finances, il est vrai pas au meilleur de leur forme ! L’exécutif va en prendre si j’ose dire pour son grade alors que le « boss » pendant une heure cinquantaine (une durée beaucoup trop longue, comme souvent) hier à la Sorbonne a phosphoré sur l’état de l’Europe qui, selon lui, est « mortelle ». Un point au moins d’accord avec la tête de liste de Place-Publique-PS, Raphaël Glucksmann, qui a apprécié cette déclaration initiale présidentielle qui, c’est inhabituel pour un opposant, a déclaré partager ce constat, ce matin, même si d’une façon générale il a insisté sur le fait que les « grands mots c’était bien, mais que derrière ça ne suivait pas ». Il n’a pas manqué au passage de déplorer la lenteur de l’aide militaire française à l’Ukraine, dont il apporte…comme le Président son total soutien. Pour le reste, il ne fallait pas trop attendre non plus de compliments. Il n’empêche, son ton mesuré, pas d’obstruction systématique et caricaturale semble « fonctionner » auprès d’une partie de la gauche, et de la gauche de la droite, pas celle des fous-furieux extrémistes…Et plus globalement auprès d’un électorat modéré, d’où son émergence, contrairement au dernier scrutin européen de 2019 et le danger qu’il peut représenter pour le camp macroniste. A confirmer au-delà des enquêtes d’opinion flatteuses.
La Toile s’est délectée hier des images diffusées d’un président footballeur et en short (ce n’était pas la première fois) et son but inscrit sur pénalty lors d’un match caritatif au profit de l’opération « Pièces jaunes » (60.000 de recettes tout de même) présidée par son épouse, Brigitte ! Inutile de préciser que beaucoup de surfeurs sur le net se sont régalés de ce plat du pied droit assez mollement tiré mais néanmoins dans les filets au ras du poteau du gardien qui n’a pu esquisser le moindre geste et encore moins arrêt. Ce n’est quand même tous les jours qu’on fait face à un président tireur d’élite ! Mais de là à imaginer un cadeau du goal. Les vidéos attestent que ce dernier ne s’est même pas…couché. Que les gens sont méchants et toujours critiques sur tout ce que fait « Manu ».
C’est toujours plus drôle que le nouveau blocus intervenu ce matin à Sciences-Po à Paris, encore occupé par quelques dizaines d’étudiants (?) pro-palestiniens qui y font leur loi, au préjudice de leurs collègues qui, une fois encore, ont dû être évacués par la direction de l’école. Jusqu’à quand cette « prise d’otages » va-t-elle perdurer après une première intervention de la police ? Ils sont revenus « tranquilous ». Il faudrait leur faire comprendre, une bonne fois pour toutes, que l’on peut être partisan de la cause palestinienne sans pour autant priver ses copains de suivre leurs cours en toute quiétude.
Le triste et détestable feuilleton Sciences-Po continue donc après l’interdiction d’accès à plusieurs amphitéâtres récente faite aux étudiants de confession juive . A quand des vraies sanctions pour ces bloqueurs professionnels ?