Ils ont probablement sauvé leur siège au parlement européen. La bataille des meilleures places éligibles battait pourtant son plein en vue du scrutin. Surtout que les enquêtes d’opinion, leur prêtent à ce jour un score sensiblement identique que la fois dernière, aux environs de 8 %. Soit la perspective maximale de 7 à 8 élus. Menacés de ne pas en être, les anciens ministres sarkozistes, l’ndestructible Nadine Morano, la « grande gueule » des Républicains et le plus fidèle des fidèles de l’ancien Président et ancien ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, seront respectivement en 6 e et 7 e position, comme l’a confirmé hier la commission d’investitures de LR.
On connaissait déjà les noms des second et troisième de la la liste conduite par François-Xavier Bellamy, l’agricultrice Céline Imart et le général Gomart. On retrouve également en situation a priori plus confortable l’élue bretonne et maire de Vitré en Ille-et-vilaine, Isabelle Le Callenec et un professeur de médecine nicois, Laurent Castillo, moins connu du microscosme politique, même s’il a déjà été candidat aux dernières législatives. Dans les 31 premiers noms dévoilés de cette liste (pas franchement « révolutionnaire » et peu ouverte à des figures connues) ne figurent pas plus l’ancien grand flic de « Sarko » Frédéric Péchenard, proche de Valérie Pécresse, actuel vice-président de la Région francienne que l’eurodéputé sortant, Geoffroy Didier, à qui dans les ultimes tractations il avait été proposé une 11 e place, non éligible. Celle-ci reste vacante dans la liste officielle. On peut en déduire qu’il a refusé « l’affront ».
Un « affront » qui ne menaçait pas beaucoup de colistiers de Jordan Bardella et ce en raison des intentions de votes, qui toujours aujourd’hui lui donnent la possibilité de passer une trentaine d’élus qui se retrouveront en ce jour du 1 er mai chez l’ancien compagnon de Marine et maire de Perpignan, Louis Aliot, cadre catalan d’un rassemblement avec le duo du Rassemblement national. Qui depuis plusieurs années fait des infidélités à son héroïne préférée du temps du « patriarche » Jean-Marie Le Pen, l’ancienne pucelle d’Orléans, autrefois vénérée place des Pyramides à Paris où les frontistes allaient se se prosterner devant sa statue chaque 1 er mai et où « l’ancien » en parka rouge, fit un dernier pied de nez public véhément et théâtral à sa fille, Marine, présidente du parti depuis peu.
Heureusement, si j’ose dire, que la « petite-fille du « menhir » breton perpétue le souvenir ! Surtout en année électorale où Marion Maréchal, la tête de liste « Reconquête » où la jeune compagne de « Rico » Zemmour , Sarah Knafo, figurera finalement en troisième position, se déplacera à Domremy, , en Lorraine, non pas pour y croiser la régionale Nadine Morano, qui, le cas échéant, aurait été fort bien accueillie par Jordan Bardella (ce qui explique peut-être le fait qu’elle ait été sauvée par un autre « Rico » en l’occurrence Ciotti) mais bien pour perpétuer l’hommage rendu à la pucelle d’Orléans. Histoire d’essayer de se mettre dans la poche les nostalgiques du Front national d’une autre époque !
PS: C’est un empêchement à la française ! Avec une forte odeur d’antisémitisme et de tentative pour faire taire le débat démocratique. La tête de liste PS-Place publique, Raphaël Glucksmann, qui devait rejoindre le cortège syndical à Saint-Etienne, ce matin, y a été empêché pour cause de jets de peinture sur sa personne. On ne sait pas encore la couleur choisie pour cette agression aussi stupide que lamentable. Il faut quand même espérer que la couleur locale, le vert, symbole de la capitale forezienne avec son équipe de football, aura été dominante. Carton rouge aux auteurs de cette attaque qui ne mérite nullement la moindre défense. Une seule certitude a cette heure, il s’agissait bien de sombres « artisans peintres » arborant des drapeaux aux couleurs de la Palestine et scandant des slogans « Glucksmann, casse-toi ». Encore la preuve de l’intolérance de l’extrême-gauche insoumise !