Il n’est pas content le « Nono » de Bercy et l’a fait savoir ce matin lors d’une interview radio-télévisée. Son dernier cheval de bataille…du rail est lié à l’accord récent passé en toute discrétion entre la direction de la SNCF et les syndicats de cheminots qui lui a fortement déplu. Il stipule de nouvelles conditions avantageuses pour les futurs retraités. « J’ai en partie la tutelle de la société de chemin de fer et je n’ai pourtant pas été averti. Même si c’est au président de la SNCF de gérer avec la organisations syndicales, le ministre de tutelle que je suis devait être tenu être informé de ces nouveaux accords qui donnent un sentiment de deux poids deux mesures provocant pour beaucoup de nos compatriotes qui travaillent dur et ont accepté la réforme des retraites ». Résultat, le patron de la SNCF est invité, convoqué plutôt, à passer sa tête au ministère. Et pas pour prendre une…tasse de café ou de thé. « Il me doit des comptes, assène encore le ministre, Bruno Le Maire, en colère. Il attend de Jean-Pierre Farandou « une explication convaincante ». C’est en effet conseillé !
Il n’est pas sûr en revanche qu’une journaliste de France-Inter, donc du service public, Nassira El Moadden, présentatrice de l’émission « Arrêt sur images » soit elle convoquée par sa direction suite à son tweet dans lequel elle écrivait à propos d’une affaire liée au football amateur que « la France était un pays de racistes dégénérés. Il n’y a pas d’autre mot que celui de la honte ». Lorsqu’on connaît le peu d’appétence de cette rédaction bien marquée à gauche, à corriger le tir lorsque ses salariés se prêtent à ce genre de sortie, il y a tout de lieu de craindre que ces propos (ayant soulevé un grand tollé) n’entraînent la moindre sanction. Ce qui n’aurait pas été le cas très probablement si l’un de ses salariés (il doit bien y en avoir quelques uns et unes dans sa rédaction), avait été suspecté de propos critiques sur les islamo-gauchistes. Encore un deux poids deux mesures radiophonique !
Dans la série « J’ai sauvé ma peau » dans la constitution des listes aux Européennes, un eurodéputé sortant chez le Rassemblement national, Thierry Mariani, peut pousser un ouf de soulagement. Coupable de liens passés et privilégiés avec la Russie et son tsar Vladimir Poutine, l’ancien ministre de « Sarko » et député du Vaucluse, se trouvait en effet sérieusement menacé de ne pas retrouver son siège à Bruxelles et Strasbourg. Tel ne sera pas le cas puisque les 35 premiers noms ont été délivrés et il fait partie de cette liste à un placement lui garantissant sa réélection. En bonne compagnie, si j’ose dire, avec plusieurs élus locaux et régionaux tels que le maire de Beaucaire, Julien Sanchez, l’homme qui monte dans l’appareil exécutif du RN (même si ça risque de le pénaliser puisque le futur eurodéputé a annoncé sa volonté de quitter sa mairie du Gard dès son élection à deux ans des municipales, un départ pénalisant pour le parti) auprès de Jordan Bardella et Marine Le Pen et un autre jeune du mouvement, élu du Centre, pas de la France politique mais de la Région, Aleksandar Nicolic, Gilles Pennelle, conseiller régional de Bretagne, avec également quelques hauts fonctionnaires à qui le parti fait aussi confiance pour le futur. A noter que le duo formé de Marine Le Pen et de son ex-compagnon, le maire de Perpignan, Louis Aliot, l’homme fort du mouvement en Région Occitanie, fermera la marche en se positionnant aux deux dernières places de façon symbolique. Une liste qui ne comprendra pas en revanche le sortant et sorti Jean-Lin Lacapelle, un fidèle pourtant aussi des plateaux de télé, exclu car « il faisait trop la fiesta « reconnaît l’un des membres du premier cercle mariniste ! Seuls dix sur les dix-huit sortants sont reconduits dans cette opération grand ménage.
On attend toujours à ce jour des nouvelles du côté du camp présidentiel où l’attente est grande surtout chez les sortants, notamment, qui ne savent toujours pas s’ils sauveront leur tête. Le suspense devrait durer jusqu’à samedi matin. Il avait été aussi question il y a quelques semaines de l’hypothèse de voir les présidents des deux formations faisant partie de la majorité (MoDEM et Horizons) François Bayrou et Edouard Philippe entrer en liste en fin de peloton pour booster symboliquement la liste. L’ancien Premier ministre se trouve d’ailleurs encore ennuyé dans sa ville du Havre avec l’implication indirecte d’une de ses élues dans un jugement rendu par la Cour d’Appel de Rouen concernant la condamnation de la Croix-Rouge pour harcèlement moral et travail dissimulé à l’encontre d’un médecin hospitalier de Bois-Guillaume, localité de la métropole rouennaise…