Le président va prendre au jourd’hui de l’altitude en ce jour de veille de l’Armistice avec son hôte, le numéro un de la République populaire de Chine, Xi Jinping, en visite d’Etat de deux jours dans notre pays. Les deux hommes ont en effet prévu un déplacement commun dans les Pyrénées et plus précisément sur le terrain des vacances d’été du président de la République, qui alors gamin, passait ses vacances à la Mongie, chez sa grand-mère, sur le pentes du col du Tourmalet, haut-lieu très souvent emprunté par le peloton du Tour de France cycliste. Mais là ce ne sera probablement pas pour évoquer la Grande boucle avec deux mois d’avance sur le calendrier pendant leur déjeuner en mode privé dans un restaurant d’altitude. Où il ne sera pas servi, pour l’anecdote une spécialité locale en dessert…le gâteau russe remplacé par une tarte aux myrtilles. Vous imaginez le premier des chinois croquer dans une « douceur » russe ! On était en plein outrage diplomatique. Une petite escapade en montagne qui fait bien sûr causer et jaser. Faut-il préciser que notre président, lors d’une visite officielle en Chine, avait été aussi invité dans le village d’enfance de son homologue. Tant que cette partie de…ping-pong se limite à ce genre de renvoi d’ascenseur plus amical que vraiment diplomatique, tellement cette visite fait débat lorsqu’il s’agit pour un président français de recevoir un « collègue » autocrate. Si l’on ne devait recevoir avec tous les égards dus à leurs rang que les chefs d’état ou de gouvernement « propres » et non dictatoriaux, le liste de nos hôtes se limiterait à peau de chagrin. Ou plutôt de chamois ou izard pour rester dans le ton pyrénéen ! Il est possible d’imaginer, pour rester dans l’animalité, qu’il ne va pas être seulement question dans ces discussions d’un autre échange de pandas entre nos deux pays !
Je l’évoquais il y a quelques jours: l’éventualité pour les deux autres leaders du camp macroniste, Edouard Philippe et François Bayrou de figurer à titre symbolique sur la liste « Renew » aux Européennes. C’est désormais officiel, les deux « amis-maires » se retrouveront dans l’équipe conduite par Valérie Hayer avec les dossards 76 et 78, alors que l’un des deux fils de Simone Veil , Jean, figurera lui en 74 e position. Et Elisabeth Borne en serre-file en 81 e et dernière position. On ne peut pas reprocher à l’ancienne Première ministre de ne pas mouiller le maillot pour ce scrutin avec ses nombreux déplacements et son soutien à une tête de liste en difficulté, selon les sondages. Au moins des personnalités un peu connues, contrairement aux illustres inconnus les accompagnant dans ce qui risque se transformer en grande épreuve électorale ! Je plaisante…
Un peu moins lorsqu’il s’agit de dénoncer l’attitude grossière des dirigeants des « Restos du coeur » qui ont eu la sombre idée de pousser l’une de leurs bénévoles, elle-même en situation sociale compliquée, au départ. Et ce sous prétexte que l’intéressée, Colombe, âgée de 60 ans, avait rompu soit-disant l’esprit de neutralité chère à l’association…en participant, récemment à un meeting électotal du Rassemblement national à Perpignan avec Marine Le Pen et Jordan Bardela. Quel crime n’avait-elle pas commis ! Les mêmes dirigeants n’expriment pas les mêmes réserves pour s’appuyer sur le soutien de quelques stars de l’équipe des « Enfoirés », pas spécialement neutres politiquement. Mais bien marqués à gauche, voire à l’extrême-gauche. Devant le tollé et l’émotion justement ressentie de façon générale par l’ensemble des partis politiques, entre autres, les « Restos du coeur » ont préféré faire machine arrière ! Il n’est jamais trop tard pour réparer une erreur….