Ce n’est plus un caillou (le nom donné au territoire) mais un véritable pavé que le chef de l’Etat traîne dans ses souliers. Pire: un gros boulet avec une situation toujours aussi précaire. Le retour au calme se faisant attendre, l’éxecutif est passé à la vitesse supérieure cette nuit en décidant l’envoi de plus de six cents gendarmes dont une centaine du GIGN, l’élite de la gendarmerie nationale, effectuer un grand ménage sur la route principale de l’île de soixante kilomètres reliant la capitale, la ville martyre, Nouméa, loin d’être nettoyée des bandes armées de kanaks et indépendantistes et l’aéroport international du territoire. Une mission délicate et ô combien périlleuse pour les forces de l’ordre à qui a été confiée la redoutable charge de « nettoyer » le terrain. Ca passe ou ça casse avec ces barrages érigés par tous ces sauvages armés, il n’y a hélas pas d’autre mot pour caractériser le mode d’action et les exactions commises par plus de 4000 émeutiers…assiégeant la capitale, assoifés de sang pour beaucoup d’entre eux ayant mis à genoux toute l’économie locale avec toutes ces destructions et considérablement paralysé le système de santé et alimentaire. Sans parler du seul accès au départ, l’aéroport, ou à l’arrivée toujours interdite de milliers de loyalistes !
Jusqu’où peut aller l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Le préalable indispensable à toute solution politique. Et comme toujours les avis divergent et même s’affrontent. Doit-on se coucher devant une minorité d’habitants délinquants et criminels ne connaissant que le bruit des armes à feu en reportant le congrès de Versailles et geler la nouvelle loi électorale (légitime) votée mardi soir à l’Assemblée nationale pour permettre à 25.000 néo-calédoniens de pouvoir voter aux élections locales) ? Ou coûte que coûte en dépit de la lourde facture éventuelle à payer, à faire respecter les lois de la République, en grande danger sur cette île du Pacifique où les indépendantistes les plus radicalisés (pas tous) ne respectent pas les résultats des urnes. Trois référendums qui, par trois fois, ont dit non à l’indépendance. Force doit rester à la loi. Aucune reculade n’est envisageable. Elle serait pire que tout. Même si je suis loin d’épouser, d’une façon générale, la manière forte ! Même si le sujet ne prête guère à rire, que serait la Kanaky indépendante voulue par une population très largement minoritaire sans la métropole ? Restons sérieux ! Les rapaces chinois et autres n’attendent que ça.
Un homme en quelque sorte providentiel peut-il aujourd’hui ramener un peu de calme sur ce territoire en feu ? Le nom de l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, a souvent été cité depuis quelques jours. Le maire du Havre connaît bien le dossier si délicat du « caillou ». Il s’y est impliqué pendant son « séjour » de trois ans à Matignon. Et il fait partie des rares politiques de la métropole respecté par la fois par les caldoches et aussi une partie de la population kanak. L’exécutif lui confiera-t-il une « mission très particulière ». Et politiquement risquée. L’accepterait-il le cas échéant ? Bien malin qui peut apporter une réponse…
PS: En attendant cette éventualité, certes très incertaine, la ville de… »Doudou » sera en fête pour le match de gala opposant ce soir sur sa pelouse le HAC à Marseille. Il faudrait en effet un tsunami invraissemblable avec la différence de buts au large avantage havrais (+ 11) par rapport à Metz, probable barragiste, pour que le club doyen ne valide pas son maintien au sein de l’élite. Le stade Océane sera plein comme un oeuf à cette occasion. L’une des principales sources de grande satisfaction cette saison puisque la moyenne de supporters (la onzième du championnat) a atteint un sommet jamais encore atteint de 20.000 depuis son inauguration datant de 12 ans. Soit le triple de la fréquentation de la dernière saison passée dans l’indifférence, il est vrai en seconde division…