Un gagnant, une baudruche et des… »peine-à-jouir » !

Il n’avait rien ou pas grand chose à perdre dans ce débat-événement limité à deux (ce qui là a suscité des polémiques orchestrées non sans raison par la plupart des absents non invités, principalement le « troisième homme », Raphaël Glucksmann) , mais il l’a tout tout de même perdu. Aux points et non par ko. Sans débatteur dans les cordes. Le grand favori, Jordan Bardella, a mordu toutefois la poussière. La baudruche n’aurait-elle pas perdu à cette occasion un peu de son éclat ? N’en déplaise à ses « groupies » du Rassemblement national, les députés de son parti interrogés quelques minutes après cette confrontation sur le service public. Qui, au final, n’aura que fini d’installer ce face à face entre deux jeunes ambitieux sûrs d’eux, appelés à se retrouver régulièrement dans l’avenir. Force est de reconnaître que même plutôt mal à l’aise face au Premier ministre, plus offensif, Jordan Bardella souvent sur la défensive, n’aura pas été aussi catastrophique que sa « patronne » Marine Le Pen, surtout celle de la première finale présidentielle. Même si aussi curieusement sur des sujets qu’il maîtrise d’habitude comme celui de l’immigration, il n’a pas été très percutant et performant…

Souvent le sourire en coin, « Gaby le magnifique «  a dominé le ring, sans la moindre note sur table, contrairement à son adversaire (les deux hommes se connaissant bien et ne se détestant pas, ils se tutoient dans le privé ) , aucun coup sous la ceinture n’est venu salir ce combat somme toute policé. Avec quelques « punchlines » bien préparées de part et d’autre: « restez élégant Monsieur le Premier ministre » répété à plusieurs reprises par le grand favori du scrutin européen. Un peu toutes proportions gardées à l’image de la sortie d’un autre Premier ministre, époque Mitterrand, Laurent Fabius, titillé par Jacques Chirac lors d’un débat télévisé: « Vous parlez au Premier ministre de la France ». Ce à quoi le « grand Jacques » futur président de la République, lui avait répondu du « tacle au tacle » en le comparant à un « petit roquet »…Ce que ne fit pas le chef du gouvernement qui se paya tout de même une petite pique: « Votre programme, Monsieur Bardella, est un banco, dès que vous l’avez un peu gratté, il n’y a rien derrière ».

Jeu de grattage ou pas, en dépit de sa domination télévisuelle indéniable, il est peu probable tout de même que ce débat aura beaucoup déplacé les lignes et courbes. La bonne prestation du locataire de l’hôtel de Matignon à qui le patron de l’Élysée avait forcé la main pour débattre avec le président du RN, a néanmoins peut-être permis un peu de sauver la soldate « Ryan-Hayer » du camp de la Macronie, qui, trois jours après la date historique du Débarquement en juin 44, jouera une carte très difficile, celle déjà de ne pas se laisser rattraper et même dépasser par la tête de la liste « Place libre-PS »…

La maire de Paris, Anne Hidalgo est montée, quant à elle, sur ses grands chevaux ailés ou plutôt palmés puisqu’elle en a profité pour officialiser son intention de se mouiller et d’effectuer son grand plongeon promis dans la Seine, en date du 23 juin prochain, à l’occasion du dernier Conseil de Paris tenu jeudi, en criant aussi son ras-le-bol devant le bashing anti-Jeux olympiques orchestré depuis des mois par nombreux de ses administrés. « J’en ai vraiment ras la casquette de ces peine-à jouir qui n’ont pas du tout envie que l’on puisse célébrer quelque chose de grand ensemble ». Qu’en termes élégants et jouissifs, ces choses-là sont dites…Quel bon coup de gueule !

PS: On ne peut pas dire qu’il y ait pléthore de réunions publiques dans nos villes pour accompagner dans la joie et l’allégresse des « têtes d’affiche » ou présumées telles des différents partis pour vanter les mérites forcément grands de leurs candidats aux Européennes. Aussi doit-on féliciter les courageux dirigeants LR du Havre ayant mis sur pied une réunion publique, non pas avec François-Xavier Bellamy, mais avec l’un de ses soutiens féminins, Florence Portelli, maire de Taverny, en région parisienne et vice-présidente de la Région Ile-de-France, supportrice pas toujours très…souriante, souriante, encore qu’elle ait fait des progrès entre son candidat à la présidentielle, François Fillon et Valérie Pécresse, dont elle est proche, cinq ans plus tard. Avec le même succès hélas pour cette élue restée fidèle au gaullisme et et aux Républicains qui profitera aussi de son escale prévue salle François I er dans la cité portuaire mardi prochain à 18h30 pour y signer son dernier ouvrage « Franc-parler ». Le bien nommé car la dame n’a besoin de personne pour faire passer ses idées bien marquées. C’est assez drôle aussi qu’elle vienne porter la « bonne parole » républicaine dans une salle dénommée François I er, l’un de nos célèbres monarques époque…Renaissance ! Que l’on ne se méprenne pas sur ses intentions: elle ne viendra pas soutenir Valérie Hayer…

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