Un « zig et un zag » virevoltant et des émeutiers bénéficiant de bien curieux soutiens !

Le chef de l’Etat n’aime pas vraiment qu’on lui fasse la leçon. Encore moins lorsque ces précieux conseils viennent de son ancien Premier ministre, Edouard Philippe. Qui, il est vrai, n’a pas fait preuve d’une grande tendresse avec lui sur le dossier explosif de la Nouvelle-Calédonie. Le Président n’est pas sans rappeler, de temps à autre, avec un certain agacement que le maire du havre « lui doit tout ». Il est tout aussi probable que « Doudou » n’ait pas été très convaincu par la visite-express du président de la République sur le « Caillou ». Surtout lorsque son ancien patron de l’Elysée a privilégié de laisser le temps au temps et annoncé qu’il n’envisageait pas de « passer en force ». Alors que lui réclamait des mesures à hauteur de la situation jugée « très triste et dangereuse ». N’avait-il pas alors déclaré avant que la délégation présidentielle ne touche le sol « que ce qui comptait avant tout c’était un accord politique entre les indépendantistes et les loyalistes. La priorité des priorités ». Nous en sommes toujours très éloignés dans ce climat de guerre civile.

Faut-il rappeler que l’ex-Premier ministre a souvent été loué pour son expertise et son traitement du dossier lorsqu’il occupait le bureau de Matignon ! Au point que certains pressaient Emmanuel Macron de prendre Edouard Philippe comme médiateur. Les mises en garde adressées au chef de l’Etat n’ont visiblement pas été entendues. D’où ses réserves distillées. Suffisantes pour irriter son ancien boss… sans toutefois rompre.

De retour de son expédition jugée forcément trop brève dans le Pacifique, le président de la République a pris soin de rappeler que « sa méthode, critiquée par certains, était le fruit d’un travail collectif engageant de facto aussi son ancien chef de gouvernement ». L’un de ses proches n’a pas caché « qu’il fallait toujours faire preuve d’humilité face à quelque chose de plus grand que soi ». Visait-il alors le maire de la Porte Océane ? Qui, s’il a perdu sa barbe et sa pilosité, n’a pas pour autant baissé en taille ! Grande comme chacun sait…

Pendant ce temps-là, aujourd’hui samedi, c’est jour de pélerinage et retour aux sources de Marine Le Pen, en campagne sur ses terres électives nordistes escortée bien sûr de son fidèle « garde du corps » Jordan Bardella à qui elle aimerait bien reprendre un peu de lumière. Les grands fauves aux crocs acérés n’aiment pas trop rester dans l’ombre. Surtout que le Jordan en prend lui beaucoup de lumière et bénéficie d’une grande popularité. En dépit d’une prestation mitigée lors de son duel avec l’actuel chef du gouvernement Gabriel Attal, dont une très large majorité d’éditorialistes politiques, toutes tendances confondues, ont vu comme le vainqueur incontesté de cet affrontement. Contrairement à un premier sondage diffusé ce matin qui lui donne un « avis » opposé. Jordan Bardella aurait été le plus convaincant ! Certes de très peu 51 contre 49 %. Ca prouve une fois encore le peu de sérieux et le parti pris de ces enquêtes d’opinions qui vont dans le sens du vent très porteur pour la Rassemblement national surfant sur la multiplicité des drames. Un mouvement politique qui, depuis 2017, ne cesse d’être « dans le zig et le zag » programmatique. Après s’être prononcé contre le Frexit et l’abandon de l’euro, un nouveau dossier chaud, après celui du déclenchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, ne voila-t-il pas, après que ça brûle et s’embrase en Nouvelle-Calédonie, que la « Marine nationale » estime qu’il faut repousser de six mois les élections provinciales sur l’Ile ainsi que le vote du dégel électoral…voté justement il y a une semaine par ses propres troupes et elle-même à l’Assemblée nationale. Elle va même jusqu’à proposer un nouveau référendum dans quarante ans ! Elle voit très loin. Ira-t-elle, comme tant d’autres jusqu’à justifier les exactions et les débordements des kanaks, des pauvres « colonisés » porteurs de machettes et d’armes de guerre pour faire la peau à des « sales blancs de colonisateurs » ? Et tout ça pour principalement « emmerder » Emmanuel Macron. C’est quand même drôle d’entendre des fervents « réacs », notamment dans les médias, pour les mêmes raisons, défendre brusquement la cause des émeutiers, des incendiaires et criminels qui feraient presque oeuvre utile de destruction sur ce territoire lointain d’outre-mer ! C’est bien triste…

Laisser un commentaire