Trois comme le nombre de soirées consécutives consacrées par des milliers de manifestants (4500 le premier soir contre seulement un millier hier mercredi) dans les rues de la capitale transformées ici et là en « terrain de jeu » par la France insoumise, mobilisée comme jamais pour alimenter le sort de la Palestine dans la campagne électorale européenne. La reconnaissance d’un état palestinien enflamme de toute évidence les esprits bien manipulés par le parti de Jean-Jean-Luc Mélenchon qui ne verrait peut-être pas d’un bon mauvais oeil, pour servir sa cause, une possible bavure des forces de l’ordre mobilisées pour circonscrire un début d’incendie, même si pour l’instant aucun mouvement d’ampleur et des débordements trop forts, n’ont été constatés.
Reste que la situation atroce que traverse la population civile palestinienne à Rafah, qui fait oublier à beaucoup le massacre terroriste du 7 octobre dernier, met une pression supplémentaire sur l’exécutif. Jusqu’à provoquer (avec aussi le pas diplomatique franchi par l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, ces trois pays ayant validé l’idée d’une reconnaissance de l’état palestinien) de la cacophonie au sein même du camp présidentiel et amenant la tête de liste au scrutin européen, Valérie Hayer et son numéro deux, Bernard Guetta, à se contredire sur le sujet. Ca tombe vraiment mal vu la situation sondagière que connaît la liste qu’elle conduit !
Une victime collatérale de ces manfestations nocturnes n’est autre que l’un des députés insoumis, parmi les « plus agités du bocal » , Aymeric Caron, qui a vu sa sa soirée projection à l’Assemblée nationale, d’un documentaire très orienté qu’il a monté lui-même sur les massacres de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, connaître un véritable bide d’audience auprès même de ses amis des rangs insoumis. Seuls huit députés sur les 75 (dont aucun cadre) lui ont fait l’honneur d’une petite visite. Il est vrai que nombre d’entre eux avaient préféré rejoindre ceints de leurs écharpes (des fois que l’on ne les reconnaisse pas) la jeunesse dans les manifestations…de prêt-à-porter en tous genres (keffiehs, bandeaux, pancartes avec des slogans vengeurs contre l’état hébreu et son gouvernement). Une concurrence vraiment affreusement déloyale que n’a pas goûté l’ancien journaliste qui à l’issue de cette projection, a déploré « le peu d’humanité des absents de la représentation nationale dans l’hémicycle ». Quand le donneur de leçons ajoute un sentiment de « mauvais joueur »…
Un malheur n’arrivant jamais seul, mais cette fois-ci de son côté, l’exécutif se voit aujourd’hui encore mis en accusation d’un éventuel mauvais coup avec les préconisations rendues publiques…au bon moment de la Cour des comptes liées à des coupes sévères au niveau des indemnisations des arrêts-maladies de moins de huit jours qui ne seraient plus, selon sa formulation, accessibles par les salariés pour qui les délais de carence pourraient être portés, qui plus est, de 3 à 7 jours ! Et tout ça pour réduire de façon drastique le coût de ces arrêts qui entre 2017 et 2022 aurait augmenté de 56 % surtout d’ailleurs chez les jeunes. Les effets du Covid se feraient donc toujours sentir ?
Ca nous promet encore de beaux coups de surchauffe du climat, qui n’est toujours pas celui de la météo. « Il est mort le soleil » pour reprendre l’un des titres à succès de la chanteuse Nicoletta…Surtout avec la motion de censure déposée demain vendredi à la fois par la France insoumise et le Rassemblement national devant être en discussion la semaine prochaine à l’Assemblée, soit à la veille ou presque du scrutin du 9 juin. Un pur hasard bien sûr. Les députés LR mettront-ils à exécution des menaces brandies depuis des « lustres » à savoir mêler-enfin-leurs voix à celles de la NUPES et de l’extrême-droite pour faire tomber le gouvernement ? Faites vos jeux !