Non: la France comme le rapportait un certain Premier ministre nommé François Fillon, en son temps, n’est pas en état de faillite. Notre vieille France reste encore parmi les pays les mieux notés de la planète, et Bercy, en dépit de la situation de la dette sanctionnée par la récente dégradation par l’agence américaine Standard & Poors, n’éprouvera pas trop de difficultés demain pour trouver des créanciers. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est évertué pendant tout le week-end à rassurer ses compatriotes, après avoir réçu vendredi soir une flèche en plein coeur. Une sanction indéniable pour à la fois l’exécutif et le grand argentier de Bercy. Elle nous pendait au nez depuis un certain temps. Il s’agit là d’un rappel à l’ordre probablement salutaire, malgré le coup porté à la majorité présidentielle en direction aussi de toutes ces oppositions qui, depuis des lustres, ont aussi perdu leur boussole lorsqu’elles étaient dans la majorité. Celle qui les a conduites dans un passé pas si lointain, pour les Républicains et les socialistes ayant participé avec le même élan trop généreux à creuser un trou abyssal dans la dette. Et que dire du champion de France de la contradiction et du slalom, le Rassemblement national qui, bien content de crier au scandale par rapport à cette dette, propose l’un des programmes les plus dépensiers. D’essence de gauche, voire même parfois d’une gauche extrême. Non le RN sur l’ensemble de son oeuvre, encore jamais heureusement exercée au sommet du pouvoir, mérite bien une étiquette socialisante, voire plus, contrairement au mouvement « Reconquête » beaucoup plus libéral. Quelle foutaise de caractériser Marine Le Pen, surtout, de femme d’extrême-droite. Qui peut encore aujourd’hui le croire ? Même si pour faire monter la mayonnaise bien « moutardée », la « Marine nationale » et son premier matelot, Jordan Bardella, qui deviendra Premier ministre en cas de victoire du RN en 2027, appuient là où ça fait mal: le rejet majoritaire dans notre pays de la dérive de l’insécurité et de l’immigration. Un carburant de poids facile comme celui lié à la dette, pour un parti voguant de façon désespérée vers son soi-disant pire ennemi, la « France insoumise » en bien des points. Qui se ressemble s’assemble. Surtout pour le pire, même s’il faut le reconnaître, le RN se conduit plus proprement dans les travées de l’hémicycle. Au moins pour faire chuter le gouvernement, les jours prochains, à l’occasion du vote d’une motion de censure en discussion à partir de demain lundi. Tous pour un et un pour tous contre Emmanuel Macron et le locataire de Matignon, Gabriel Attal, qui pourrait voir son bail être sérieusement raccourci et sa tête avec, en cas de réussite de ce mariage de la carpe et du lapin. Une hypothèse qui se trouverait très renforcée par l’appui d’une très large majorité de parlementaires de LR, au pied du mur des lamentations (comme le Président) en version parisienne. Chiche ! Mais pas kebab…
Voilà donc une semaine de tous les dangers pour l’éxécutif dans la dernière ligne droite éprouvante de la campagne des Européennes. Pas loin d’être cauchemardesque et qui le serait encore davantage en cas de réussite de cette motion de censure. Ce qui est encore loin d’être fait à une époque politique, où, il est vrai, les succès électoraux font très rarement bon ménage avec la popularité et le souci pour les gouvernants de maîtriser les dépenses…
PS: Malmenée en première mi-temps (elle n’avait pas dû se réveiller de sa sieste) l’équipe du Real de Madrid a ajouté une nouvelle étoile sur son maillot, la 15 e, de la coupe aux grandes oreilles de la « Champions Ligue » en prenant le meilleur face à un adversaire allemand coriace, le Borussia de Dortmund, qui aurait peut-être pu, avec plus de réussite, s’imposer contre l’épouvantail espagnol mené par un entraîneur, Carlo Ancelloti déjà couronné lui à cinq reprises ! Mais pas avec le PSG, son ancien club.
Vu son jeune âge, 21 ans et sa précocité victorieuse…l’ancien du Stade rennais, Camevinga, a ajouté lui une seconde étoile à son palmarès! De quoi le mettre en confiance avant de rejoindre avec ses deux équipiers madrilènes français absents de cette finale pour cause de blessures, l’équipe de France en stage à Clairefontaine avant de s’envoler pour le championnat d’Europe disputé en Allemagne.