C’est bien sûr le plus pur hasard du calendrier, qui, avec l’actualité, a été un peu bousculée hier du côté de la Porte océane qui, dans les airs (à bonne hauteur de l’aéroport d’Octeville, situé à proximité du Havre) a vécu un double passage, celui de la « Patrouille de France », dans le ciel azur havrais et sur terre, la reception par le « Doudou » havrais de la tête de liste « Renaissance », Valérie Hayer, en tournée électorale dans le fief d’Edouard Philippe. Une coïncidence, bien évidemment et ce d’autant plus que cette visite a dû être organisée sur le tard. Rien à voir avec les figures d’acobaties et les lumpings de la dizaine d’alpajets venus faire le spectacle. Un petit tour et puis reviendra vendredi sur le même site après avoir participé à la célébration des festivités de la commémoration du 80 e anniversaire du Débarquement, le 6 juin sur la côté normande. Où en soirée, à Caen, les amis du « Duc de Normandie » Hervé Morin, se sont aussi retrouvés hier soir, autour de leur candidat aux Européennes, François-Xavier Bellamy. En campagne lui aussi et soutenu par quelques « colonels et généraux galonnés » de l’armée LR de l’Eure et d’ailleurs. Des têtes connues dont l’actuel président du Conseil départemental de l’Eure, l’ancien maire de Gisors, Alexandre Rassaërt, de retour parmi les siens après avoir quitté les rangs de la troupe du ministre des Armées, Sébastien Lecornu…
Une journée donc de fête pour la candidate de la liste macroniste, la « soldate Hayer » (qu’on lui lâche un peu les baskets » même si elle préfère d’autres pantoufles plus féminines) fort bien accueillie par le maire du Havre qui lui fit découvrir une partie du patrimoine de sa ville chérie, du côté de l’esplanade du port qui avait commencé plus tôt avec un autre Premier ministre, l’actuel, qui s’était invité à une matinale du groupe Radio-France. Pourtant pas connu pour être un repaire de journalistes pro-Macron ! « Gaby », dans les murs de la « Maison ronde » du service public, pour une autre interview, y passa en effet une tête pour venir saluer et encourager sa tête de liste. Que n’avait-il pas fait là, débarquant de façon impromptue, en déclenchant un véritable tombereau de commentaires acerbes de « pauvres femmes » affligées par cette incursion jugée sexiste. « Les femmes ne sont pas des paillassons » a même réagi la « Toussaint écolo ».
« La Valérie » aurait donc été humiliée , à entendre certains et certaines, par ce coup de main anti-féministe de la part d’un « ventriloque et tuteur » venant au secours d’une candidate en difficulté dans les sondages. Elles en ont vraiment fait des tonnes ces braves dames, elles-mêmes candidates à ce scrutin européen, allant même jusqu’à vanter toutes les nombreuses qualités de leur collègue. Elles n’avaient jamais été aussi sympas et chaleureuses à son égard. Un vrai miracle. Comme quoi tout peut arriver en politique.
La preuve aussi avec la réponse de ma « Ségo » Royal préférée, pour une fois au top de l’élégance, absolument pas troublée, contrairement à ses consœurs, par la présence du chef de gouvernement sur ce plateau radiophonique. Elle sait de quoi parler en terme de soutiens de ses propres amis. « J’aurais bien aimé que les « éléphants » du Parti socialiste, lors de l’élection présidentielle de 2007, en fassent de même! « .
PS: Abondance de l’actualité oblige, les médias ont peu évoqué, il est vrai, un nouvel non-événement. En l’occurrence, le large rejet des deux motions de censure au gouvernement déposées par la France insoumise et le Rassemblement national. Encore un coup d’épée dans l’eau forcément attendu dans la mesure où les Républicains ont décidé, encore une fois, de ne pas jouer les supplétifs des autres oppositions. Mais promis, juré, craché, il en sera tout autrement à la rentrée de septembre. Ca va être la guerre avec l’exécutif…
Ah la belle promesse. La sang va couler !