Respect et admiration…et forcément aussi quelques badineries pour essayer de sourire !

Il y a quatre-vingts ans, jour pour jour, nos libérateurs s’étaient retrouvaillés au petit matin par une mer très agitée et rouge coquelicot à « Omaha-la sanglante » et sur les plages normandes sous le feu de la terrible mitraille. C’est avec un peu de retard, ce soir à 20 heures que le chef d’Etat va débarquer lui aux JT. Sans uniforme pour commémorer ce mémorable grand jour du souvenir. Celui rendu à ces milliers de Tom, Jim, James, Oliver, tous ces boys débarqués pour défendre la liberté. Notre liberté. Pour une interview présidentielle évidemment contestée puisque se déroulant à seulement à trois jours du scrutin européen. Et je…ne résiste pas avec la plus grande modestie à reprendre à mon compte comme j’aime le faire régulièrement la titraille de la Une du « Canard enchaîné » d’hier mercredi : « Pour sauver sa liste, Macron à court D-Day ». Et le dessin d’un caricaturiste dans la presse quotidienne parisienne illustrant Joe Biden et Emmanuel Macron avec cette bulle « Attention on débarque, on libère la France et l’Europe, mais on ne pousse pas jusqu’à Moscou ». C’est tellement bien vu. C’est bien dommage qu’un certain Vladimir, illustre et sinistre évité de ces célébrations émouvantes avec les derniers rescapés des soldats anglais et américains et alliés, ne soit pas lui débarqué de son siège du Kremlin.

Le dernier débat du grand huit télévisuel avec les principaux candidats à l’Europe a donné lieu de son côté à une tentative d’humour de la coriace représentante des Insoumis, Manon des Sources Aubry, à l’adresse de Jordan Bardella surnommé sur la plateau « Jordan Bardé-jamais là » au parlement de Bruxelles. Tant qu’elle ne l’a pas affublé du célèbre organe du « Man qui pisse », Manneken pis en version bruxelloise. Ce jeu de mot et cette « plaisanterie douteuse » pour reprendre son expression n’a guère fait rire l’intéressé: « laissez mon nom de famille là où il est ». Jordan serait-il susceptible » ?

Je ne sais si le « camarade » de gauche (très modérée) Raphaël Glucksmann est susceptible mais il est seul de la bande, dans son matériel de campagne (ses professions de foi et ses affiches) à nous proposer une image de profil et jamais de face, sur fond de lettres jaunes et roses. Pas terrible cette harmonie de couleurs !

J’ai préféré en toute bonne foi uniquement électorale, le profil très avantageux au niveau du bustier en position de numéro deux de la liste « l’Ecologie au centre » conduite par l’écolo niçois Jean-Marc Governatori. Cette jeune femme, habillée d’un pull vert, prénommée Juliette, une marcheuse de la première heure, mais visiblement une macroniste déçue, est professeure de français dans un lycée de la capitale du champagne, Reims. Elle est franchement pétillante la dame…Voilà une colistière a priori au moins sur sa photo charmante ! C’est évidemment badin (j’en conviens toute honte bue) et forcément sexiste (mais surtout amical) et je m’expose à bien des commentaires à juste titre outrés de mes chères lectrices…

Ca doit être l’émotion de cette journée du souvenir et de la venue des derniers vétérans de l’opération Overlord que je dédie bien sûr à nos libérateurs aux si grandes valeurs et à nos résistants qui, à l’appel des vers d’un célèbre poème de Verlaine, « les sanglots longs… » un message codé à la radio de Londres, partirent sur les chemins libérer un sol occupé par les nazis pendant plus de quatre ans. Je conserverai toujours aussi en mémoire ma « Madeleine de Proust »: le chant des partisans, le plus bel hymne que j’ai pu connaître surtout pendant mes années professionnelles dans l’Eure et repris régulièrement a cappella lors des cérémonies commémoratives (très nombreuses à l’époque) dans le chef-lieu eurois) par un ancien combattant et acteur de la Libération à Evreux, prénommé René, dans une ville qui, à l’instar de tant d’autres, et notamment en Normandie, fut tellement sinistrée et martyrisée…par les bombes de nos héros libérateurs. Never forget » ! Ne jamais oublier cette grande page de l’histoire, même si les derniers témoins ne sont plus légion ! Immense respect. Nos héros sont éternels. Pour toujours.

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