Une vraie « Toussaint » verte ! et un chef d’orchestre pour la vilaine instrumentalisation de la guerre en Ukraine…ou présumée telle ?

C’est quand même assez rare pour être signalé. L’une des têtes de listes engagées au scrutin de dimanche, en l’occurrence Pierre Larrouturou, leader de « Changer d’Europe » vient d’annoncer qu’il voterait finalement…utile avec un bulletin destiné aux écologistes, canal historique. Le même qui, selon le dernier sondage, serait sous la ligne de flottaison avec un score inférieur à 5 %. Ce qui serait un accident industriel inédit depuis quarante ans pour les « verts » . Pas un seul député n’irait dans ce cas de figure à Bruxelles et Strasbourg. Une vraie…Toussaint, du nom de la candidate, en perspective. Un malheur n’arivant jamais seul, « Europe-Ecologie-les-Verts », même si l’info est passée un peu sous les radars médiatiques, en raison de l’actualité très riche avec les belles cérémonies commémoratives sur les plages normandes (n’en déplaise à tous ces « peine à jouir » ayant préféré s’arrêter et se gausser via les réseaux sociaux, sur quelques scènes anecdotiques concernant les grands de ce monde) doit affronter une « affaire » dont elle se serait bien passée. Surtout en période électorale.

Le maire écolo parmi les plus emblématiques du dernier succès vert aux municipales, Eric Piocelle, facilement réélu en 2020 par ses administrés-électeurs, se trouve en effet visé par une enquête judiciaire pour concussion et recel datant de 2016 avec un ancien collaborateur, par qui le scandale est arrivé sur la place publique et son ex-première adjointe, co-fondatrice du parti des Insoumis avec Jean-Luc Mélenchon, Elisa Martin, devenue députée LFI il y a deux ans.

L’ex-collaborateur du « Khmer » vert isérois aurait en effet été invité par son maire à rétrocéder dans ce deal 400 euros sur les 600, pour un salaire mensuel porté subitement de 3 à 3600 euros, à l’approche des fêtes de Noël 2016. De belles étrennes sérieusement rabotées par cette gratification de 400 euros versée à Dame Martin jusqu’à ce qu’elle rejoigne l’Assemblée nationale, six ans plus tard. Soit un total de près de 17.000 euros touchés en cash. Un tour de passe-passe illégal destiné à compenser la fin de son mandat d’élue régionale et la baisse de rémunération de 25 % des élus grenoblois.

La capitale du Dauphiné se trouve (forcément )très…libérée lorsqu’il s’agit de permettre quelques arrangements entre petits amis ! C’est assez drôle lorsqu’on se souvient des malheurs de son ancien maire et ministre RPR, Alain Carignon, désormais le chef de l’opposition du chef-lieu de l’Isère, qui, en son temps, certes lointain, puisque remontant à 1996, passa pour cause de corruption par la case prison. Cela ne l’a pas empêché de demander à son rival premier magistrat de « tirer toutes les conséquences de cette rétrocession » pour le moins douteuse.

Sans nier totalement les accusations dont il fait l’objet, l’élu « bien gratiné » en terme de radicalisme écolo, a surtout dénoncé dans sa seule et modeste déclaration que son ex-collaborateur cherchait « à lui nuire et à réécrire l’histoire ». Une histoire fort bien documentée, semble-t-il de communications très parlantes entre les intéressés via des messageries cryptées…L’actuelle députée LFI, garde elle le silence. Pas très habituels dans la grande famille insoumise…plus à son aise pour brandir des drapeaux de la Palestine dans les travées de l’hémicycle de l’Assemblée nationale…bordélisée ! Qui ce vendredi doit recevoir un hôte de marque en la personne du président ukrainien, Volodymyr Zelenski (très chaleureusement accueilli hier à Omaha-Beach) mais dont la présence au Palais-Bourbon est loin d’être appréciée par l’ensemble de la classe politique, de l’extrême-gauche à la droite et ses extrêmes criant à l’instrumentalisation du conflit russo-ukrainien avec comme chef d’orchestre Emmanuel Macron ! Oh les vilaines pensées…Contrairement à ce que l’on pouvait imaginer, les députés présents assez peu nombreux puisque l’hémicycle se trouvait à moitié vide dans l’Assemblée, se sont bien tenus. Bravo ! Un mauvais accueil parlementaire n’aurait pas forcément été bien interprété dans les urnes après-demain. Ceci explique peut-être cela…

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