Quelle journée mes ami(e)s ! Du grand art comme on en avait jamais encore connu. Dans toutes les chapelles politiques ou presque. A mourir de rire et en même temps se désespérer salement. A droite comme à gauche et chez les extrêmes.
A gauche tout d’abord où les quatre « cousins » verts, roses, rouges et rouges très vifs, désormais copains comme cochons, embrassons-nous Folleville, ont accueilli un renfort de grand poids et inestimable. En l’occurrence le NPA de Philippe Poutou. Et un poutou sur la bouche pour une grande première. Les « gauchos » les plus extrêmes, encore que les Insoumis marchent sur leurs traces, avaient toujours refusé depuis Krivine et Besancenot de choisir entre « la peste et le choléra ». Et là aussi changement de pied ! Il ne manque plus que Lutte ouvrière ! De mieux en mieux. Si l’on devait pousser à… l’extrême, et pourquoi pas en cas de victoire du nouveau Front populaire, tout à fait possible, un petit strapontin de secétaire d’Etat dans un éventuel gouvernement dirigé par un « revenant » Jean-Luc Mélenchon, prêt à aller à Matignon. Comme son « rival » de l’intérieur de la France insoumise, François Ruffin, le député de la Somme, qui se dit « capable d’être Premier ministre ». Quelle magnifique élan de modestie. J’attends avec la plus grande des impatiences (c’est pour rire) une déclaration éventuelle de candidature à Matignon de Mathilde Panot et même mieux du « fou furieux » Louis Boyard, qui, pourquoi pas, se verrait bien confier l’Education nationale! Ils sont devenus fous. Au secours. Et quel ciment pour le moins friable que la perspective de l’arrivée des soit-disant fascistes au pouvoir. Ils se moquent surtout de leurs électeurs et électrices. Cocus et contents en plus. Ils en redemandent avec une folie là aussi gourmande. Encore que les jeux du cirque ne sont pas totalement faits car les débats autour des investitures chez l’ancienne NUPES risquent d’être très chauds. Avec un exemple comme celui du premier adjoint socialiste au maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui, ce matin, sans attendre la fumée blanche, s’est déclaré candidat ! Ca promet et ce n’est que le début ! Quant à un programme de gouvernement ?
Question gourmandise, ils ne sont pas mal non plus à droite. Ils se surpassent dans la dramaturgie. Et surtout une grande bêtise encore inégalée, méritant bien ce surnom de la « droite la plus bête du monde ». Champions du monde haut la main. Avec un feuilleton qui se finira selon toute probabilité devant les tribunaux. L’ex-président de LR qui va déjeuner en tête à tête avec Jordan Bardella, ce midi, fait de la résistance et a même récupéré son bureau de président.
Transformé hier en fort Chabrol. « J’y suis j’y reste ». Seul au monde ou presque même s’il dit avoir investi quatre-vingts candidats double face LR-RN, encore que les intéressés LR, dans le cadre d’un accord topé avec Jordan Bardella auraient la possibilité de ne pas faire figurer le logo du RN sur leurs documents de campagne. Fabuleux ! Et quelle galéjade que l’exclusion de la nièce de tata Le Pen, Marion Maréchal, jugée coupable de haute trahison par un autre « Rico » Zemmour, blessé de voir son ex-protégée de très loin, refaire amie-amie avec le clan Le Pen. Le retour au bercail de la petite-fille du patriarche n’est plus qu’une question de semaines même si elle a démenti la main sur le coeur son retour au Rassemblement national. Les électeurs (sans parler des militants) qui ont donné un peu plus de 5 % des suffrages à la tête de liste « Reconquête » dimanche dernier, peuvent vraiment avoir l’impression toujours affreuse de se sentir comme les dindons de la farce et les cocus XXL de l’histoire. Marion Maréchal et trois de ses colistiers dont deux experts en traitrise, ancien LR et RN, ont déjà levé le camp. Et le groupe « Reconquête » ne sera représenté à Bruxelles que par Sarah Knafo, la compagne du petit chef dont le scalp est réclamé par le duo du RN. Encore heureux pour lui qu’elle n’ait pas lâché son amoureux trois jours après son élection commes ses petits camarades. Comme quoi l’expression: « unis comme les cinq doigts de la main » n’est pas toujours justifiée !
PS: le grand guignol trouve bien évidemment son expression régionale. Ainsi à Louviers, où l’élue locale et conseillère départementale, Anne Terlez, a fait acte solennel de candidature pour la 4 e circonscription de l’Eure sans passer par la case fédération de l’Eure du MoDEM, présidé par Driss Ettazaoui, et encore moins par la commission d’investiture nationale du parti de François Bayrou. Le seul habilité selon l’élu ébroïcien à donner les investitures. « Nous n’avons pas été informés à quelque niveau que ce soit de cette décision personnelle. S’engager, c’est d’abord respecter les règles de sa famille politique et faire preuve de la plus élémentaire des courtoisies. « Chacun fait vraiment ce qu’il veut », déplore amèrement le vice-président de la Ville à l’agglo d’Evreux. Toujours au chef-lieu de l’Eure, le parti « Horizons » présentera l’une de ses collègues au conseil municipal , mais côté opposition , Isabelle Collin, déjà candidate suppléante il y a deux ans avec le sortant et sorti député « En Marche ». Elle aura donc pour mission d’essayer de reprendre le siège à l’élue du RN, l’une des fantômes hantant comme plusieurs de ses collègues de l’Eure les couloirs du Palais-Bourbon. Deux ans d’absence et de silence…totalement assourdissant ! Mais avec une étiquette tellement porteuse en terme électoral. Hélas…