« Ils se retrouvent au planning ». Quelle belle formule de leur direction. Consécutive à la signature qu’ils ont apposée à une tribune appelant à « faire front commun contre l’extrême-droite ». Cette mise au placard est prévue pour se prolonger jusqu’au 8 juillet prochain. Ils, ce sont cinq journalistes de « France-Télévision », donc salariés du service public, qui ne traiteront plus jusqu’à cette date de la campagne des législatives. Une chose est certaine, il existe peu de risque qu’une telle mésaventure arrive à leurs collègues de CNews et d’autres confrères!
Et pas davantage au chef de l’Etat qui poursuit son occupation médiatique de tous les instants. Dernier exemple en date: la soirée de la, la, la fête de la musique dans le parc de l’Elysée, où « Manu » toujours remonté comme un coucou, avait invité plusieurs centaines de personnes et quelques gloires du CD, dont Gilbert Montagné. Un chanteur populaire aux titres restés dans nos mémoires: « Les sunlights des Tropiques », « On va s’aimer », « J’ai le blues de toi » ou encore « M’laisse pas tomber ». Des titres appelant au bonheur et à l’espérance de toute évidence…Est-ce suffisant pour chasser toutes les mauvaises pensées ? Il n’est pas sûr que ses amis du camp de la majorité qui lui reprochent de trop s’exprimer pendant cette campagne aient franchement goûté son intervention politique et non pas musicale, au cours de laquelle il a renvoyé dos à dos les deux extrêmes. « Que l’on ne peut pas laisser passer » selon la parole présidentielle.
Est-ce la bonne tactique alors qu’en fonction des résultats du premier tour, il se trouvera peut-être dans la terrible situation de faire le bon choix comme des millions de nos compatriotes entre la « peste et le choléra » (encore que tous les candidats représentant le Nouveau front populaire ne sont visés par la même opprobre ) si des candidats de sa préférence ne sont plus en situation de continuer à jouer le match. Les pronostics restent toujours aussi mauvais, semble-t-il ! Enfin si l’on tient compte des enquêtes d’opinions. Qui ne me paraissent pas des plus fiables. Un excès d’optimisme ? Et pendant ce temps-là, c’est toujours la grande affluence dans les commissariats de police: le chiffre des deux millions de procurations sera atteint et même largement dépassé. Quelle conclusion faut-il en tirer ? Bien malin celui qui peut tirer des plans sur la comète avec une réelle certitude à huit jours du scrutin…
PS: Peu de distribution de tracts ce matin sur l’un des marchés de quartier de la ville de Saint-Malo. Il fait encore frisquet en ce lendemain de la fête de la musique. Les panneaux électoraux de la Ville, n’accueillent que trois affiches des cinq candidats sur la ligne de départ. La principale incertitude: quel sera le second finaliste, sauf catastrophe, derrière le député sortant ex-apparenté LR, Jean-Luc Bourgeaux, qui, avec son suppléant, le maire de la cité des corsaires, Gilles Lurton, peut préparer avec une certaine tranquillité le second tour après le champ libre que lui a laissé sa challenger du dernier scrutin législatif, Anne Le Gagne, qui avait défendu le camp macroniste et plus précisément le MoDEM, il y a deux ans. Reste la probabilité de voir les deux extrêmes arracher une triangulaire possible qui rebattrait néanmoins un peu les cartes. Le RN présente un étudiant, qui, très probablement modeste, n’a pas cru bon afficher sa photographie. Certes il n’est pas étudiant dans cette filière, mais tout de même ! Sur son affiche, le duo Le Pen-Bardella en photo et un slogan « Bardella, Premier ministre » et son nom en « tout petit » à peine visible en bas de l’affiche, similaire aux petites lignes qui parfois nous échappent dans des contrats. Pour ce qui est de son…assurance, il en manque visiblement le jeunot ! Et tellement discret avec ça comme beaucoup de ses petits camarades. Une discrétion commune à la grande patronne du RN qui se fait rare dans sa circonscription du nord où elle ne se déplace que lors des élections !