Un appel à la « résistance » et « bordélisation » lancé officiellement et toujours la « guéguerre » entre partisans et opposants à la Macronie dans l’Eure !

C’est tellement symbolique de cette absence de moindre courage politique. Quand un ancien ministre de l’Economie et des Finances socialiste, DSK, préfère voter pour le candidat représentant un parti, la France insoumise, accusée pour beaucoup de ses dirigeants, de faire preuve d’antisémitisme, qu’un « mariniste » ou « bardelliste » ! Et que ce même homme lynché pour les fautes que l’on sait, soit félicité…chaudement par l’une des féministes les plus radicales, la verte Sandrine Rousseau ! Qui après s’être rendue compte, mais un peu tard, de son énorme bourde, est revenue sur son tweet de satisfaction. C’est vraiment trop drôle la politique ! Burlesque dans le très mauvais sens comme la décision, à 4 jours du scrutin, du député du Lot, Aurélien Pradié, de quitter avec fracas le parti des Républicains qu’il considère « mort ». Il lui en aura fallu du temps au parlementaire pour se rendre compte que LR, dont il briguait la présidence il y a deux ans, allait droit dans le mur. C’est donc sous ses propres couleurs, son micro-parti (un de plus) baptisé « Du courage » (drôle de dénomination) qu’il se présentera devant ses électeurs des Causses, pour essayer de conserver son siège. Bienvenue dans la série multi-partis « les rats quittent le navire » pour sauver leur peau. Au moins, il y a encore un élu important et ne manquant pas d’ambition nationale, en l’occurrence, le maire de Cannes, David Lisnard, qui lui n’abandonne pas ses amis en les parrainant ici et là. C’est de toute évidence un peu plus honorable.

Pris par d’autres occupations, plus estivales sur une terrasse malouine avec des ami(e)s, j’ai aussi lâchement délaissé mon poste de télé et le débat d’hier soir. Il semblerait d’après les échos reçus, qu’il y ait eu deux vainqueurs sur le ring, le Premier ministre, Gabriel Attal, de loin le plus crédible par sa connaissance des dossiers notamment économiques et le perroquet de Jean-Luc Mélenchon, le très sectaire et imbuvable Manuel Bompard, pas mauvais néanmoins dans son rôle hier soir. Il s’était fait prêter, pour la circonstance l’une des cravates rouges de son maître à penser, JLM. Une grande première que de voir le député marseillais même très mal cravaté. Se préparerait-il à un très hypothétique poste ministériel ? Et un grand battu, Jordan Bardella, à plusieurs reprises dans les cordes. Mais peu importe puisqu’il joue sur du velours et que tout glisse sur lui et ses amis. Leur duvet est tellement confortable. Un insolent matelas pour un Bardella pourtant auteur de quelques grosses boulettes comme celle émise lors de l’évocation de la retraite repoussée à 64 ans. Alors que son mouvement prône un retour à l’âge de 60 et 62 ans, il se laissa emporté dans son élan à prendre l’exemple d’une personne commençant sa vie professionnelle active à 24 ans, qui devra donc travailler jusqu’à 66 ans ! Mais nos compatriotes n’en ont que faire puisqu’ils veulent l’essayer pour voir comme au poker vraiment menteur et se payer surtout le président de la République.

Mon petit clin d’oeil législatif sur l’Eure s’attardera aujourd’hui sur la pique (non nécessaire) lancée par le sénateur centriste, Hervé Maurey, que j’estime…néanmoins, à l’attention des « candidats de la Macronie » dans son département qui l’afficheraient mal en ne communiquant pas sur leur appartenance politique. C’est peut-être vrai pour le divers droite, Edouard Baude, un candidat dissident, ancien attaché parlementaire du député précédent En Marche! Pas vraiment indispensable (peut-être déçu de ne pas avoir reçu d’investiture) dans la seconde circonscription où se présente déjà aussi une bonne candidate de la droite et du centre, Stéphanie Auger, élue ébroïcienne ne manquant pas de soutiens et la philippiste, Isabelle Collin qui, hier mardi, a reçu sur ses terres le maire du Havre, Edouard Philippe. Qui ignore encore son appartenance au mouvement « Horizons » et sa présence ne datant pas de la dissolution, sur le terrain ? Une préférence également valable pour le maire des Andelys et vice-président du conseil départemental, Frédéric Duché qui, il est vrai, préfère mettre en avant sur ses documents de campagne, sa notoriété personnelle, reconnue non seulement dans cette ville des bords de Seine, mais aussi chez ses voisins de Vernon. Même si le combat s’annonce difficile dans sa « circo », l’une des quatre de l’Eure (sur cinq) détenue aussi par un sortant ou une sortante fantôme du Rassemblement national, il peut être toutefois la bonne surprise de ce scrutin. La mission semble en revanche impossible pour un nouveau « petit jeune en politique » , Julien Canin, dans la première de l’Eure, lui aussi épinglé par le plus « vieux briscard » parlementaire, ancien maire de Bernay. Ce à quoi un autre ancien élu de l’Eure, ex-maire de Verneuil-sur-Avre, Louis Petiet, lui répond sur les réseaux « il ne faut peut-être pas se tromper d’adversaires » en parlant des partis extrémistes LFI et RN. On ne peut pas lui donner tort…La rancune anti-Macron est tenace sur ces terres euroises où la « guéguerre » entre partisans du chef de l’Etat et de ses représentants et ses opposants de la droite et du centre restent très prégnantes, voire exacerbées, hélas…Comme le message empreint d’un grand respect de la démocratie électorale poussant l’une des voix de la France insoumise, Manon Aubry , annoncer en cas de victoire du RN à entrer en résistance, manifester dans les rues et même aller jusqu’à la grève générale ! Une promesse de « bordélisation » qui là est quasi sûre d’être tenue ! A fuir comme la « bardellisation » ambiante ! Comme dans l’Eure où certains défaitistes envisagent un grand chelem du RN. Ce que je ne crois pas. Encore…en dépit du pire annoncé !

Laisser un commentaire