La chaîne CNews a bien mérité de la patrie « bleue marine foncée ». Ses éditorialistes, plus remontés que jamais, tiennent la forme et surtout la flamme très haute. On ne peut pas dire qu’elle fasse preuve néanmoins encore d’un réel triomphalisme avant le second tour des élections législatives. D’où son enthousiasme très débordant pour essayer de donner un coup de main décisif à ses protégés du Rassemblement national pour l’obtention d’une majorité absolue. Une nouvelle occasion pour taper à bras raccourcis sur les « tripatouillages » de la majorité présidentielle prête à tout pour mettre en échec le RN », qui par la voix de son président, Jordan Bardella, parle de « de honte et de déshonneur ».
Il est vrai aussi que le parti de Marine Le Pen, qui, selon toute vraissemblance va accueillir sa soeur aînée, Marie-Caroline. possiblement élue dans la Sarthe, dans l’ancien fief de François Fillon, ne peut lui compter sur le moindre débauchage après celui de « Rico » Ciotti et de quelques soldats perdus des Républicains !
Le clan familial Le Pen grossit, même s’il y a plusieurs ex dans la famille, tels que Louis Aliot, le maire de Perpignan, compagnon à la ville de Marine pendant plusieurs années, possible ministre, le « neveu » Jordan qui, semble-t-il, a rompu avec l’une des nièces de Tata Marine qui n’est pas Marion Maréchal et cette dernière annoncée comme une future membre du gouvernement. Ce qui est loin encore d’être fait ! Une famille tellement formi-formidable…
En attendant, les désistements des troisièmes du premier tour, se poursuivent à un rythme accéléré. On en était en ce début de matinée à plus de 180 et la perspective tourne autour de seulement une centaine de triangulaires. Ce qui change assurément la donne. La France insoumise a donné de sa personne en s’effaçant dans une soixantaine de circonscriptions dont les plus emblématiques se situent dans celles de Tourcoing et Vire, chez Gérald Darmanin et « Babeth » Borne qui doivent un peu souffler avec ces retraits bienvenus. Surtout la seconde qui pourrait se sauver plus facilement grâce à la générosité totalement désintéressée des électeurs de la France insoumise, parti qui, en échange, a aussi reçu sinon le soutien, mais bien le renoncement un peu forcé d’une poignée de candidats du camp présidentiel au profit notamment d’une quinzaine de LFI dont François Ruffin, un autre résistant à Jean-Luc Mélenchon, dans la Somme. Une quinzaine d’entre eux font de la résistance et on peut les comprendre tellement la pilule est dure à avaler, même s’il n’y avait guère d’espoir de victoire. C’est évidemment plus facile pour la gauche qui, à l’occasion de trois présidentielles avait appelé à voter pour Jacques Chirac et Emmanuel Macron. Une question de solide expérience ! Que n’avaient évidemment pas encore à ce jour la droite et le centre…Une sacrée pilule amère également pour leurs électeurs. Qui en nombre pourraient ne pas apprécier et à juste titre cette mauvaise « tambouille ».
Le parti des Républicains canal historique et éparpillé façon puzzle à ce scrutin, se réfugie toujours dans le ni-ni et n’a pas prévu dans son logiciel le moindre désistement vers le camp honni du macronisme lorsqu’il le pouvait encore. Il préfère de toute évidence faire passer les deux extrêmes. Comme d’autres. Il ne lui déplairerait pas en revanche de faire tomber un autre ex, François Hollande, puisque le candidat LR bien implanté à Tulle, n’entend pas renoncer au second tour, même si ses chances de l’emporter restent pratiquement inéxistantes. Toujours à propos de l’ancien locataire de l’Elysée, une photo a fait la joie de la Toile dès dimanche où sa belle, l’actrice Julie Gayet, a été surprise accompagnant son homme dans le bureau vote de la ville dont il a été aussi le maire, portant un magnifique sac Hermès. Ca ne fait pas trop peuple lorsqu’on est au bras de celui qui a pourtant vilipendé la finance lorsqu’il s’est présenté à la présidentielle en 2012. Julie est assurément une femme de goût même si dans le cas présent, il a beaucoup jaser en Corrèze et surtout à Paris…
Tous les prétextes sont bons pour rire un peu. Comme après la victoire hier dans la troisième étape italienne du Tour de Tour de France cycliste de l’érytréen Brian Girmay, vainqueur au sprint. Le premier coureur de couleur noire de l’histoire de la Grande boucle. Décidément faire ça un lendemain de scrutin plutôt heureux pour le RN, pourrait être interprété comme une nouvelle provocation à l’égard du tandem Le Pen-Bardella !
On a beaucoup moins ri en revanche à la pâle copie rendue hier soir par l’équipe tricolore de football qui s’en est sortie par la petite porte face à nos amis belges pas plus brillants. Loin s’en faut. Un match des plus médiocres certes qui finit bien avec la qualification pour des quarts de finale de l’Euro contre le Portugal, un adversaire autrement plus coriace avec ses stars autour de Ronaldo, vieillissant, mais toujours efficace…même si il a raté un pénalty contre le Slovénie. L’efficacité, un mot qui correspond bien mal à nos bleus, qui lors de leurs quatre premiers matchs, ont bénéficié de quantité de tirs non cadrés (encore un festival hier soir) d’un pénalty et deux buts contre leur camp…dont le second, hier soir, après un tir pas malheureux de Kolo-Muany détourné dans ses filets par un défenseur des « Diables rouges ». Un but tout aussi improbable qu’une victoire dimanche du Nouveau Front Populaire ou du camp présidentiel…Des buts contre leur camp, ils en connaissent un rayon pour rester dans le jargon sportif…