Pauvre France: quand barrage rime avec blocage ! Alors maintenant on fait quoi ?

La pluie et le brouillard sont attendus pour les jours d’après ! Une grosse pluie annonciatrice de futurs gros orages sur la bonne marche économique de notre pays tout d’abord, où l’on risque un gel conséquent des embauches dans le PME-PMI à juste titre inquiètes ! Puis de toute évidence un brouillard très épais en terme de grande instabilité politique. Certes, le Rassemblement national a perdu sur des largeurs inattendues, mais pour autant le plus grand désordre nous attend au virage. Reste à savoir quand ? Dès aujourd’hui avec la pression mise sur le chef de l’Etat pour qu’il nomme un Premier ministre qui ne devrait pas être Jean-Luc Mélenchon, issu du Nouveau Front populaire ? Pourquoi pas plutôt une personnalité plus consensuelle comme la présidente socialiste de la Région Occitanie, Carole Delga. Ce qui serait plus malin. Pas sûr néanmoins que « Manu II » (qui ce matin a reçu un visiteur surprise en la personne de son toujours ministre à Beauvau, Gérald Darmanin) cède si vite à cette injonction mortifère. Le « maître des horloges » n’est pas connu pour se hâter pour constituer un gouvernement même de son camp, alors ,avec les aboyeurs de la très forte minorité de la gauche plurielle, l’attente peut ou pas se révéler assez longue! Surtout si les gagnants d’hier tentent de forcer la main au président de la République. Il ne faut pas oublier le fait très important que contrairement à la dernière mandature la France insoumise ne dispose pas de la majorité au sein même du bloc de gauche. Ca peut aussi tout changer et modifier la donne auprès de ses alliés socialistes revenus en force avec François Hollande, dans les bagages. Bien encombrants…avec des néo-députés de la trempe d’un activiste antifa fiché S du côté d’Avignon…On y danse, on y danse…la carmagnole, même si notre Robespierre de Mélenchon joue les sans-culotte révolutionnaires comme ses modèles sud-américains ! Non, la France n’est pas à gauche. Ca se saurait surtout avec ses résultats obtenus lors des derniers scrutins depuis tant d’années. C’est quand même fort de café de Colombie alors que le pays n’a jamais été aussi à droite et se choisit pour éviter l’aventure dangereuse de l’extrême-droite, une majorité très relative synonyme de paralysie gouvernementale courrue d’avance avec ces trois blocs d’égale ou presque importance. D’où la problématique gouvernance que je craignais depuis la dissolution et que n’ai eu cesse de craindre.

Donnés perdants et même mourants, les hommes et les femmes du Président, ont fait plus que de la résistance. Ils échouent à une trentaine de sièges seulement du NFP. Qui franchement pouvait imaginer un tel épilogue, aussi hors sol que l’échec sévère du RN ?

J’en veux aussi pour preuve le très bon comportement des ministres du dernier gouvernement Attal. Seulement trois d’entre-eux ont mordu la poussière lors de ce second tour de « dingues ». Un score qui veut bien dire quelque chose, non ? Le locataire de l’Elysée n’a pas été loin de signer un coup de maître du tonnerre. Qui toutefois a frappé la terre France. Les météorologistes se sont bien plantés à l’image de leurs collègues des instituts de sondages. Les grands perdants aussi de ce scrutin historique. Historique comme leur échec sur toute la ligne dans leurs prévisions et projections après l’annulation de plus de 300 triangulaires. Ils portent aussi une lourde responsabilité jamais sanctionnée hélas dans les urnes.

On vit vraiment une époque formidablement loufoque. En témoigne ce matin l’ouverture de la corbeille, non pas celle du mariage de la carpe et et du lapin à gauche, mais bien de la bourse qui a ouvert avec un léger recul de moins de 0,5 % de l’indice du CAC. Incroyable mais vrai, alors que l’on aurait pu imaginer une très forte baisse significative avec l’affolement généralisé et craint des marchés financiers. A moins bien sûr que comme moi, ces derniers n’imaginent pas un seul instant que le gouvernement de la gauche plurielle ne tiendra plus que l’espace d’un été et encore ! C’est totalement fou comme cette défaite symbolique d’une des personnalités certes perdues de la République élue depuis 28 ans, le souverainiste-complotiste, Nicolas Dupont Aignan (que je ne regretterai pas, ce n’est pas le problème) battu dans son fief de Yerres dans l’Essonne. Ses anciens amis gaullistes ayant maintenu leur candidat, ses électeurs ont préféré élire un cheminot cégétiste ! Un exemple suivi, il est vrai, ici et ailleurs, par d’autres désistements surprenants par l’ancienne majorité qui elle aussi, pour se payer en priorité le RN, a fait un choix identique…salvateur pour les Insoumis victorieux de ce marché de dupes. Facilitant ainsi leur accession certes très provisoire au pouvoir, et encore pas assurée dans l’attente de la fumée blanche du Palais…Alors qu’en même temps, on attend de savoir si les LR et divers droite, qui…ensemble avec les députés Renaissance et ses alliés, pèsent plus que cette union de façade très lézardée à gauche, choisiront plutôt la raison que l’amour vache et l’hôtel du « cul tourné » ! Ce n’est pas gagné tant cette haine profonde et maladive du macronisme l’emporte encore au sein de leurs rangs…intacts en dépit des invraisemblables circonstances ! Et maintenant, on fait quoi ? On laisse la gauche révolutionnaire finir son oeuvre de destruction massive?

Dernière heure: la démission de Gabriel Attal a été refusée par le chef de l’Etat en fin de matinée qui « reste pour le moment à Matignon pour assurer la stabilité du pays » En ces temps olympiques ce n’est pas vraiment un luxe ! La cohabitation entre le chef du gouvernement et son ministre de l’Intérieur risque de durer encore quelques semaines…

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