Quelle insigne tambouille politique et surtout médiatique ! De pire en pire. Ne voilà-t-il pas que Edouard Philippe subit à son tour une pluie de reproches et réprobations. Forcément émanant de plusieurs de ses amis de droite et du centre qui ne lui veulent pas que du bien, dont François Bayrou. Et tout ça parce qu’il a participé à un dîner avec la « diablesse » Marine Le Pen, après l’annonce de la dissolution chez l’un de ses amis parisiens, ancien député de Boulogne-Billancourt et conseiller du Président. Existerait-il une police des dîners empêchant certains adversaires même la « Marine nationale » à échanger quelques moments de discussion avec des rivaux potentiels. Autour d’une table. Ce que n’a absolument pas démenti hier soir le maire du Havre, invité du JT de 20 heures. « je ne la connaissais que très peu dans un contexte autre que le débat politique, aussi je souhaitais la rencontrer afin d’échanger. Et nous nous sommes séparés sur de nombreux et profonds désaccords ». L’essentiel n’est-il pas que « Doudou » prône lui un rapprochement et un accord, non pas de coalition, mais technique entre le camp présidentiel et les Républicains.
Point barre et final…Digne d’un rapport de concierge effectué par des journalistes. Vous me remarquez à juste titre qu’ils se sont arrêtés à la salle à manger et n’ont pas été jusqu’à essayer de percer un hypothétique et croustillant secret d’alcôve. Mieux vaut en rire. Il n’y a pas de quoi en faire un fromage car les précédents ne manquent pas, notamment les plus célèbres, celui ayant réuni aussi d’une table amicale le futur président, François Mitterrand et Jacques Chirac avant son élection à l’Elysée en 1981 ! Et sept ans plus tard par le même « Grand Jacques « avant le second tour des présidentielles, avec le patriarche Jean-Marie, autrement à l’époque moins fréquentable. Il ne s’agit rien moins qu’une écume tellement dérisoire !
Ce qui est loin en revanche d’être le cas avec la mise en garde comminatoire du Nouveau Front Populaire au chef de l’Etat afin qu’il nomme le Premier ministre de gauche d’ici la fin de la semaine. Qu’il ne joue pas la montre et leur vole une pseudo et tellement large victoire. Les impatients devront attendre le retour de « Manu II « parti deux jours, non pas à Baden-Baden comme le général de Gaulle pendant les événements de mai 68, mais à Washington. Il est très envisageable que la fumée blanche, contrairement aux exigences de la France insoumise, ne sorte pas avant un « certain temps ». Comme le fût du canon de Fernand Raynaud. Ça tombe bien car l’ancien député LFI du « Ch’nord » Adrien Quattenens, a lancé, pour toujours exister, l’initiative factieuse d’une marche sur Matignon pour en quelque sorte y installer par la force certes symbolique, un Premier ministre insoumis ! Ah les vilains copieurs de factieux qui appellent à un remake de l’assaut du Capitole. Nous voilà dans « de beaux draps » si les gauchistes de LFI puisent leur inspiration désormais chez les amis de Donald Trump…