La guerre des gauches est belle et bien repartie. Une trahison puissance XXL avec au final ses électeurs à juste titre écœurés par ces déchirements entre les quatre familles politiques. Avec des dirigeants incapables depuis une semaine de mettre un nom sur la personnalité la plus consensuelle possible pour diriger le gouvernement. Comme on pouvait l’imaginer le nom de la présidente de la Région ultramarine de la Réunion a été rejeté. Sauf revirement peu envisageable des socialistes et écolos, point de Huguette Bello à Matignon. Surtout que cette dernière a officiellement décliné ce dimanche matin, l’offre que ne lui avait encore faite le Président. Retour à la case départ. Qui pouvait vraiment croire à cette histoire cousue de fil rouge proposée par Fabien Roussel, le premier secrétaire du PC. Jean-Luc Mélenchon ne pouvait pas mieux agir pour rendre impossible cette hypothèse. En insistant lourdement sur les plus grandes qualités de cette « femme exceptionnelle ». Qui de toute façon n’aurait pas été choisie par le décideur, Emmanuel Macron. Beaucoup trop clivante et si proche de Dieu le père ! Le cordage du « vieux marin » était trop gros pour mieux la couler d’entrée. Un sabordage assuré d’avance avec une redoutable efficacité. Le « boulet » avait encore frappé. De façon insidieuse pour mieux faire capoter la manœuvre. JLM ne veut pas d’un Premier ministre de gauche autre que lui. Il VEUT tout simplement le chaos à l’image d’une partie de ses « sbires » qui « bordelisent » les travées de l’hémicycle depuis deux ans.
Un petit détail a attiré mon attention: le sale garnement de Louis Boyard, après avoir été discret pendant la campagne des législatives refait surface sur les plateaux de télévision où…l’affreux roquet révolutionnaire se révèle être au top pour mieux discréditer la gauche. Une sacrée torpille pour rendre invendable le produit du Nouveau Front populaire ! Ce n’est pas le chef de l’Etat qui va s’en plaindre. Il va aussi « parader » toute la journée, festivités du 14 juillet obligent. Entouré aussi de son ministre des Armées, Sébastien Lecornu, qui lui, ce dimanche, va faire ses adieux aux armes. C’est son dernier défilé en tant que ministre. A moins bien sûr d’un hypothétique rebondissement.
Son futur, me semble-t-il, n’a fait à ce jour le moindre écho. Et pourtant deux possibilités vont se présenter à lui: soit il retourne…pour la troisième fois à la tête du Département de l’Eure, fois-ci pour un intérim plus durable . Soit il rejoint-enfin-la Haute-Assemblée, le Sénat où il pourrait briguer l’ambition d’en devenir son président lorsque le temps de Gérard Larcher sera venu de quitter son perchoir, en l’occurrence le plateau ! L’ambitieux n’a pas fait état justement de ses « états d’âme ». Il en est une qui doit en revanche s’inquiéter du sort que lui réserve celui qui en privilégiant la carrière ministérielle ou départementale lui avait cédé son… « petit train » de sénatrice en sursis puisque seulement suppléante de l’homme fort du département de l’Eure ! Son jouet risque d’être cassé…Et ce ne sont pas ses deux collègues sénateurs de l’Eure issus du groupe centriste et LR, Hervé Maurey et Kristina Pluchet, qui, le cas échéant, verseront des larmes de crocodile, sur l’éloignement forcé de l’intéressée, Nicole Duranton, ex-élue d’Evreux et ancienne présidente départementale de l’UMP!