Une parenthèse américaine ce dernier week-end avec la tentative d’assassinat de Donald Trump, en Pennsylvanie. Un vrai miraculé l’ancien président républicain, pour une séquence surréaliste qui entrera, sans nul doute, dans les livres d’histoire de la première puissance mondiale. Qui a bien failli provoquer la mort d’un cinquième président outre-Atlantique, depuis deux siècles. « C’est Dieu qui a empêché l’impensable de se produire. Je devrais être mort » a commenté le véritable miraculé alors en meeting pour retrouver la Maison Blanche en novembre prochain. Napoléon, lorsqu’il était dans une autre campagne, réclamait la présence à ses côtés de généraux chanceux. Peut-être qu’il aurait choisi « Lucky Donald » pour partir en guerre ! Aujourd’hui on parle davantage de …trois de balles contre trous de mémoire entre les deux rivaux pour le bureau ovale de la « white house » !
C’est franchement une très mauvaise nouvelle facilitée aussi grandement par la « grosse fatigue » de son rival !
Le « Secret service« et le FBI vont également devoir se poser les bonnes questions (et surtout y répondre ) sur les nombreux dysfonctionnements ayant conduit l’assaillant à s’installer confortablement sur le toit d’un hangar isolé, non sécurisé, situé à environ 130 mètres de sa cible et faire feu avant d’être abattu quelques secondes plus tard par deux snipers de la police. Et pourtant plusieurs des sympathisants du candidat avaient fait part, avant le tir, de la présence d’un homme armé en surplomb de la scène ! Et futur meurtrier d’un père de famille, un pompier d’une cinquantaine d’années qui fit don de sa vie pour sauver ses proches qu’il protégea des balles. D’autres miraculés. Pour un assaut perpétré par un jeune de 20 ans ayant acheté l’arme la plus vendue sur le marché aux States et en toute légalité dans ce pays dramatiquement plombé par ce surarmement qui fait tant de morts dans ces assauts de masse ! La foule présente dans cette ferme réaménagée pour la circonstance applaudit lors de la sortie enfin protégée du « saint homme miraculé »…Qui bien sûr sera accueilli encore plus en héros par tous ses milliers de partisans rassemblés pour l’ouverture de la convention républicaine à Milwaukee, passage obligé avant jeudi, pour son investiture officielle…
Chez nous en France, retour à la case départ. Au huitième jour il n’y a toujours pas de nom désigné au sein du Nouveau Front Populaire. Quel cirque alors que l’un des clowns de la piste aux étoiles de LFI , Manuel Bompard, dénonçait avec véhémence le blocage causé par le Parti socialiste. Tant détesté…Il faudra très probablement attendre jeudi, jour d’élection du nouveau patron ou de nouvelle patronne de l’Assemblée nationale pour peut-être mettre un terme à ce feuilleton à la Dallas, de circonstance après les événements américains !