Ce n’est pas une raison parce que l’on parle beaucoup, depuis quelques jours, de la …Chambre et par voie de conséquence de l’élection du député ou de la députée appelée à monter au perchoir ( décisive demain jeudi), qu’il faille utiliser pour autant de pures gentillesses comme l’a fait hier la très proche de Jean-Luc Mélenchon, la députée LFI, Sophia Chikirou. Aussi n’est-ce pas vraiment une surprise si cette dernière a cru malin hier mardi, de tweeter cette formule destinée à rendre encore plus glaciales les relations entre les différents partenaires du Nouveau Front populaire. Au bord de l’implosion. « Le hollandisme, c’est comme les punaises de lit, tu as employé les grands moyens pour s’en débarrasser, tu y as cru quelques temps et tu as repris une vie saine (à gauche) mais en quelques semaines, ça gratte à nouveau et ça sort de partout! Il va falloir recommencer ». Ce n’est évidemment pas avec cette énième provocation encore une fois pitoyable, que la guerre des gauches va cesser. Surtout après les déclarations et le ras-le-bol manifestés de concert par plusieurs de ses acteurs et actrices comme les « vertes » de rage, Marine Tondelier et Sandrine Rousseau qui parlent de « honte » pour leurs couleurs, rejointes par nombre de ténors du NFP, comme François Ruffin, abasourdis par le chaos orchestré principalement par les aboyeurs de la France insoumise et leur stratégie de la haine.
Combien de fois faudra-t-il répéter que LFI et la carré pas vraiment magique de ses dirigeants avec sa première lame JLM et ses seconds couteaux aux pointes toutes aussi acérées, ne veulent pas gouverner. La preuve en été apportée par leur refus de s’accorder surtout avec les socialistes sur un nom commun à Matignon comme l’a titré « Libé » à sa Une de mardi: « Matignon pour les nuls », dix jours après son lendemain de fête de victoire de la gauche et son triomphateur « Le ouf ». Pas vraiment de la même tonalité. On lèche dans un premier temps et puis on lâche…après avoir dit toute le bien dans leurs colonnes de ce mariage de « la carpe et du lapin ». Qui comme chacun ne peuvent pas faire un enfant ensemble! Ca se saurait ! Sinon un monstre.
On en saura forcément plus demain avec la fondamentale répartition des rôles au niveau des postes à responsabilités au sein de l’hémicycle. Les tractations vont continuer jusqu’au vote à bulletins secrets. On attendait encore ce matin l’identité du ou de la parlementaire choisie par le NFP, peut-être la « verte » Cyrielle Chatelain, réélue présidente du groupe, qui tiendrait la corde. Avec le communiste André Chassaigne. Encore que les « gauchos » soi-disant féministes (quand ça les arrange) ont pris pour bonne habitude de « dézinguer » les candidatures féminines depuis quelques jours.
A droite et centre, c’est aussi la totale incertitude avec, pour le premier tour, des candidatures ressemblant à une primaire entre chacun des groupes, avec comme pour son opposition un marchandage de postes et de prébendes plutôt que de renforcer l’union pour exercer le pouvoir ensemble.
Tout reste possible dans la mesure où le camp présidentiel laisserait peut-être le perchoir à une élue LR, Annie Génevard, parlementaire du Doubs, dans le cadre d’un futur accord avec les troupes de Laurent Wauquiez, qui serait en revanche beaucoup plus gêné, si comme les coulisses en bruissent, le nom du président de la Région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a lui aussi à son tour été cité. Pour diriger cette fois-ci un gouvernement d’union auquel l’autre poids lourd LR est hostile. Ce qui serait un recours pour Emmanuel Macron. Même si leurs relations sont plutôt tendues depuis quelques années, ca passera toujours mieux, non pas pour une coalition, mais bien une cohabitation toujours préférable à l’arrivée au pouvoir des Insoumis. Le « ch’ti président », X.B, pense incarner les besoins du moment. Une hypothèse possible mais qui reste déjà assujétie à un échec demain de la gauche à la prise du perchoir…Qui sonnerait, le cas échéant, comme le glas définitif de cette « obscure clarté » de la gauche éclatée comme jamais. Ou presque.
PS: Même si le gouvernement a lui aussi été dissous à son tour hier avec la démission, cette fois-ci acceptée de Gabriel Attal et de son gouvernement, tout porte à croire que l’équipe en place restera ppur gérer les « affaires courantes » en fonction des événements pour quelques semaines encore. Parmi eux figure le « grand argentier » Bruno Le Maire , qui avant de préparer une échéance plus lointaine (2027) s’est offert une petite virée dans la confédération helvétique. Pour soutenir en Suisse le candidat réélu des français de l’étranger proche d’Emmanuel Macron. Le « grand argentier » qui a battu le record de longévité d’un ministre de l’Economie à Bercy, en a aussi profité pour penser à son avenir immédiat, retrouver un boulot en traversant plus d’une rue, mais les frontières. Il aurait, selon plusieurs sources récoupées par nos « fins limiers « de journalistes « pris langue » avec l’Ecole polytechnique de Lausanne. Un exil certes proche de la France en attendant de jouer éventuellement les recours lors de la prochaine présidentielle…car il est à peu près assuré que sur notre territoire il ne lui sera pas aisé de trouver un point de chute en raison de son poste occupé pendant sept ans et des risques nombreux de conflits d’intérêts du fait de son précédent job…